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Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


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Il est temps de devenir adulte | SOLO

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Ehanwë Wanheda
Dresseuse d'oiseaux de proies
Mon sourire s’étendait sur mes lèvres au fur et à mesure que j’approchais de mon village natal, le lieu où j’avais grandi. Dans le ciel mes trois compagnons de route volaient, s’amusant à faire de la voltige. Eux aussi savait qu’ils retournaient à la maison ou ils seront nourris et choyés avant de repartir pour de nouvelle aventure. Sous moi, ma monture accéléra le pas en voyant le village, pressée d’arriver et pouvoir se reposer. Elle ne savait pas que j’habitais, c’était juste l’attrait d’un box et de la nourriture qui l’attirait et la faisait presser le pas. Lâchant les rennes, je la laissais trotter jusqu’à l’entrée de la village où elle s’arrêta d’elle-même.

Descendant, je la confiais à un enfant Thüll, ainsi qu’une branche, qui l’emmena vers une écurie pas loin tout en lui énonçant tout ce qui l’attendait. Cela me fit sourire et je m’engageais dans les rues, suivis par mes trois ombres. L’une d’elle descendit vers moi et vins se poser sur mon épaule. Egelman retrouvait sa place d’honneur tandis que je saluais des connaissances tout en continuant d’avancer vers la maison. Ils prirent de mes nouvelles, je pris des leurs, on se fit la promesse d’aller boire un soir ensemble avant de se laisser. Et c’est ainsi que j’arrivais devant la maison.

Appuyant sur la poignée, je vis qu’elle était ouverte, ce qui ne m’inquiétait pas. Maman ne fermait jamais car avait confiance en nos voisins. Entrant, je souris.

« Maman c’est moi, je suis rentrée. Comment tu vas ? »

Pas de réponse. Elle devait dormir quelque part. Elle se faisait vieille et avec sa maladie elle dormait de plus en plus. Allumant un feu dans la cheminée pour préparer le repas de tout à l’heure, je me mis ensuite à sa recherche pour voir où elle dormait. Pendant ce temps mes trois compères avaient disparu dans leur maison, au fond du jardin. Passant au salon, je ne la trouvais pas non plus dedans et poursuivait jusqu’à sa chambre. Comme je m’en doutais, elle y dormait paisiblement, le drap défait. M’approchant, je la bordais tendrement et l’embrassais sur le front. Bizarre, il était froid. Fronçant les sourcils, je touchais son front. Oui, il était vraiment froid. Un doute me saisit le cœur et je défis son lit violemment pour vérifier quelque chose. L’observant, debout à côté du lit, j’attendais le moindre signe qui me contredirait. Pourvu que je me trompe.
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Ehanwë Wanheda
Dresseuse d'oiseaux de proies
Mais le signe que j’attendais tellement n’apparus pas, à aucun moment. Non, ce n’était pas possible, elle ne pouvais pas me laisser ainsi. Elle ne pouvais pas être morte. Saisissant maman par les épaules, je la secouais dans tout les sens en essayant de la réveiller, en vain. Il fallait me faire à l’idée, elle était morte.
Me redressant, je la regardais tandis qu’un cri de douleur commençait à poindre dans mon cœur. Il ne tarda pas à enfler et bientôt j’hurlais de toute mes forces ma douleur immense. Des voisins alertés par mes cris affluèrent pour constater la cause de cette peine. Leur doyenne était morte. Certains pleurèrent avec moi, partageant ma peine tandis que d’autres, dignes, pleurant également refire le lit et lui couvrirent le village. Je ne résistais pas quand on m’entraina à l’extérieur de la chambre et me fis asseoir dans la cuisine. Une des femmes se mit en tête de me faire du thé tandis que son mari lui dit qu’il me fallait du remontant et me mis de force un grand verre de rhum. Je le vidais sans réfléchir d’un seul coup avant de le reposer sur la table, amorphe. J’avais finis de pleurer et n’avais plus aucune larme à laisser couler.

« Pourquoi...
- Il fallait s’en douter, elle commençait à se faire âgée
- Mais pourquoi… »

Je repartis aussitôt dans une nouvelle crise de larmes, serrant les poings, ne voulant plus être aussi forte que d’habitude. Je voulais devenir une enfant qui a besoin d’être consolé. Et ma consolation me vint de Egelman qui m’avait entendu et était venu s’enquérir de tout ce bruit. Se posant devant moi, il se rapprocha et j’enfouis mon visage dans ses plumes, continuant de pleurer jusqu’à m’endormir, épuisée. Il ne bougea pas, manquant de donner des coups de bec à quiconque tentait de m’approcher de trop près. Perchés sur l’une des poutres de la maison, Burhil et Dipri nous observe sans rien dire. Un des villageois s’en approche et tend une lettre pliée.

« Il faudrait que cette lettre soit livrée à la guérisseuse Adëla. Elle seule peut venir en aide à votre maitresse. »


Burhil descend de la poutre, plane vers la lettre et la saisit dans son bec avant de s’envoler vers sa destinataire.

Contenu de la lettre:
Bonjour vénérée Adëla,
Nous espérons que vous vous portez à merveille et pourrait nous aider.
Ehanwë Wanheda viens de rentrer au village et a trouvé sa mère déjà partis rejoindre son père. Quand nous l’avons trouvé, elle était en larme, totalement dévastée. Face à cette situation, nous ne savons pas quoi faire et avons besoin de vos lumières. Elle vous a toujours considéré comme une grand-mère, vous qui l’avez aidé à naitre. Pouvez vous venir l’aider s’il vous plait ?
Nous vous remercions de tout cœur.
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