RSS
RSS
AccueilEncyclopédiePrédéfinisGuide du JoueurQuestionsMusique

Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Altelior Tyriald

Aller à la page : 1, 2  Suivant

avatar
Altelior Tyriald
Nouveau Membre
Altelior Tyriald
Frontalier | Frontalies | Cavalier frontalier

Généralités

Nom | Tyriald
Prénom | Alterlior
Sexe | Homme
Âge | 19 ans
Lieu de Naissance | La citadelle des Frontaliers, Marches du Nord
Peuple | Frontalies
Métier | Cavalier frontalier
©

Description Physique

"La première impression est importante ! Avec la deuxième tu plaira peut-être moins...." - Tyriald Altelior | Alterlior Tyriald
Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, Altelior est un jeune homme de 19 ans aux larges épaules. L’entrainement sérieux des frontaliers combiné à ses cavalcades en ville, dans la rue ou sur les toits a fait de lui un homme sportif et ça se voit. Ses larges épaules reposant sur son torse taillé en « v » certes, mais tout de même fin, loin d’être une montagne de muscles Altelior est sec, sans un gramme de gras. En observant ses bras ou ses jambes on aperçoit de fins muscles courir sous sa peau mate.

Se trouvant lui-même beau, il sait pertinemment que son visage légèrement anguleux, à la mâchoire carrée, au menton volontaire et aux yeux bruns sombres transperçant ne laisse pas souvent les dames indifférentes ce dont il aime jouer très égoïstiquement. Sa chevelure brune, presque noire coupée courte, alliée à ses sourcils en accent circonflexe est loin de lui donner un visage d’ange, il aime d’ailleurs à penser qu’il est un beau brun ténébreux. Il aime plaire, il arbore donc très souvent en public une allure sûre et fière pour renforcer le côté sombre, il peut même paraitre froid et sévère. Il est néanmoins très souvent trahi par le coin de sa bouche très légèrement relevé, révélant que ce n’est bien qu’un rôle rien de plus.

Toujours habillé de son armure de cuir léger sombre, couleurs discrètes quand il faut et élégantes quand il le souhaite, elle est très fine, constitué e de très peu de plaques de plus de trois millimètres. Elle lui permet de se livrer à son style de combat très dynamique et aérien. Il fait très attention à ce qu’on pense de lui, son armure, bien que tout à fait fonctionnelle est naturellement de belle facture et nettoyée avec soin exactement comme ses bottes, bien entendu. Il apparait donc dans ce cuir de trois millimètres sur le torse et bien moins épais sur les bras ou les jambes, avec des bottes de cuir également, lui montant à un peu plus de la moitié du tibia, et une paire de gant fin et courts.  Bien que très porté sur l’apparence il ne porte presque jamais de cape, trop encombrantes en combat et trop lourdes à son goût. Tout comme le casque d’ailleurs, désagréable pour se battre et très peu esthétique... Enfin, un sabre long et fin en acier ne le quitte jamais, c’est bien la seule pièce d’équipement sans aucune décoration. Cette arme est toujours pendue à son côté dans un fourreau qui lui, est de belle facture.

Du fait de tout cela il passe rarement inaperçu car tel n’est pas son but. Sa démarche souple et sûr, son air décidé et sombre, ses pas silencieux et légers dans un habit quasiment noir attirent tout autant l’attention qu’un guerrier en armure de plate.

Caractère

"Quoi mieux que le danger peut nous faire nous sentir en vie !?" - Tyriald Altelior | Alterlior Tyriald
Altelior est un excellent acteur et n’est jamais pareil avec des inconnus qu’il le serait avec ses amis ou frères d’armes. D’apparence sombre et mystérieuse, du fait de son physique et de son air il peut paraitre froid et distant au premier abord. Cherchant à tout prix à attirer l’attention il se focalise souvent sur son rôle de soldat froid et morose, il aime faire croire que sa vie est ennuyante ou dure dans le but de provoquer de l’empathie. Il est également un coureur de jupons invétéré. Bon acteur, il joue de son air de « beau brun ténébreux » lui servant à aborder facilement une jolie fille crédule. Prenant tout à la rigolade il négocie ou encore ment facilement mais ne s’engage jamais dans quelque chose de sérieux, il ne drague que pour le plaisir de plaire et par défi.

Mais si l’on apprend à le connaître il se révèle de caractère jovial et farceur, il adore faire des blagues, piéger les gens ou tourner toute situation en auto-dérision. De son point de vue tout est une invitation à faire la fête ou à se réjouir, que vaut la vie si on ne la vie pas avec entrain !!!??? Il se rit du danger et s’estime heureux de ne pas avoir à mener une vie longue et monotone. Durant sa jeunesse il rêvait de pouvoir devenir autre chose qu’un Frontalier, pourquoi paysan ou bijoutier ? Mais désormais une vie simple lui parait ennuyeuse à mourir.

Il ne livre pas un combat pour l’honneur ou le prestige mais comme un amusement, un défi ! Là où certains voient dans un combat un art, une danse, une discipline, lui ne voit qu’un réflexe, il a été entrainé pour que ses gestes deviennent mécaniques, eh bien, voilà, ils le sont, parfait !!!! Malgré cela, il ne refusera jamais un combat s’il le juge intéressant, peut-être ce dernier sera-t-il un défi suffisamment grand pour le pousser des retranchements et lui donner cette montée d’adrénaline qu’il aime tant !

En apparence il ne semble pas avoir peur de grand-chose. En effet, le rire et l’humour lui servent à changer de sujet de discussion ou à tenter de penser à autre chose, il s’en sert comme d’un bouclier contre les émotions. Il n’en est pas moins très sensible et malgré son bouclier peine tout de même à masquer ses sentiments.

Malgré un caractère très léger il possède un grand sens de l’éthique mais… Bien à lui. Il préfèrera quand même tourner une situation en auto-dérision plutôt que de gêner ou blesser quelqu’un, en outre il prend mal les critiques, se justifiant toujours avec de l’humour.

Tout ceci fait de lui un excellent frère d’arme, il sait toujours trouver les mots pour détendre ou galvaniser les troupes !! Entrainé chez les Frontaliers mais combattant moyen, sauf au sabre, (selon les critères des Frontaliers) il est en revanche un très bon stratège et ne rit plus du tout s’il s’agit de mettre la vie d’hommes en danger. Même s’il s’est déjà avéré être pour ces raisons un bon chef ce rôle lui déplait et lui plait à la fois… Il aime être au centre de l’attention et relever ce défi mais déteste les responsabilités et préfère continuer à donner l’image d’un homme dont tout lui est égal et d’un bout-en-train.

Histoire

"Les autres enfant agitent des hochets. Le mien était une masse d'arme. " - Tyriald Altelior | Alterlior Tyriald
Loin de ce que l’on peut imaginer d’un frontalier, Altelior est loin d’avoir vécu une enfance froide, animée uniquement par le son des armes. Fils unique, il est né dans une famille aisée de Frontaliers à la citadelle, aux Marches du Nord. Ne tenant déjà pas en place, petit il avait la sale habitude d’échapper au regard de ses parents et de se faufiler dans la ville, s’émerveillant encore et toujours devant chaque chose et escaladant tout ce qu’il pouvait. Il ne tarda d’ailleurs pas à devenir connu en ville, malheureusement pour lui car les habitants le ramenaient donc chez ses parents. Vivant de jeux il ne voyait pas ce qui l’obligeait à devenir à son tour frontalier comme son père. Il rêvait d’une vie faite certes d’aventure mais surtout de rigolade :
- « Papa, pourquoi nous battons-nous tout le temps alors que d’autres sont boulangers, bouchers ou autres ?
- Parce que nous des Frontaliers, des guerriers nés, des armes vivantes. Se battre est ce pourquoi nous sommes nés et ce pourquoi nous vivons.
- Mais pourquoi moi et pas un autre ?
- Car tu es mon fils. Tu es un frontalier et tu défendras l’empire tout comme moi.
- Pffff, et pourquoi suis-je ton fils et non celui d’un autre ?
- Ton maitre t’attend, va. »
Alors il y allait et s’entrainait.
D’aussi loin qu’il s’en souvienne il tient un sabre entre ses mains, il a pour habitude de répondre à « On raconte que les frontaliers entrainent leurs enfants très tôt, mais à quel âge commencez-vous exactement ? » par la réplique suivante « Ecoute, c’est bien simple, on nait avec, d’autres agitent leurs hochets, nous toutes sortes d’armes. ». Bien que ce ne fut en aucun cas son souhait son père l’entraina jusque ses 12 ans, il le fit donc avec autant de naturel qu’un autre enfant jouerait à cache-cache (ce qu’il faisait aussi mais son maître d’arme était rarement motivé par le jeu et le grondait assez souvent…).  A 12 ans, il fut officiellement entrainé comme tout autre Frontalier. Peu attiré par les des armes, quand il ne s’entrainait pas il était tout sauf sérieux, blagueur et bon vivant il ne manque jamais une occasion de se rendre intéressant ou d’amuser la galerie.

Durant ses années d’entrainement il fit la connaissance d’un marchand de passage qui resta deux mois aux Marches du Nord qui lui conta ses aventures, les marchandages, les bandits, les combats mais ce qui fascinait le plus le jeune homme ce sont les descriptions et anecdotes à propos de l’océan. Depuis il s’imagine à la proue d’un navire, droit et fier, les cheveux au vent, l’air marin lui caressant le visage. Il perdit contact avec ce marchand quand celui-ci quitta le coin. Lui ayant affirmé de le tenir au courant de ses prochaines aventures Altelior ne reçut pourtant aucune nouvelle depuis lors et il ne put en apprendre plus, que ce soit des autres marchands ou des Thüls, dont certains étaient chargés de la protection du vieil homme. Déçu il cessa de chercher mais non d’y penser, il n’oublia ni le marchand ni la mer et rêve toujours de naviguer, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie !!

Il poursuivit donc l’entrainement, sans grande assiduité ou enthousiasme mais avec des résultats corrects. Très rarement sérieux il est néanmoins prêt à risquer sa vie pour en sauver d’autres et ce avec beaucoup d’amusement qui plus est. Bien qu’il n’ait jamais fait preuve d’insubordination cette crainte habite souvent ses officiers supérieurs de par son caractère de tête brulée, jusqu’où pourrait-il aller pour faire ce qu’il pense être bien ou juste intéressant ?


L'histoire du marchand :

Alors…. Oui je me souviens de ce départ ça y est !! Le trajet avait été quelques peu… chaotique.
Nous étions la veille du Printemps, aux alentours d’Al-Far les oiseaux commençaient tout juste à chanter et avec de l’attention il était possible d’apercevoir quelques rares bourgeons dans les arbres. Les rues étaient animées mais rien d’exceptionnel à ce niveau, le quartier marchand est toujours très vivant.
Je logeais dans ce dernier justement, chez un ami de même profession rencontrer lors d’un voyage que nous avons entrepris ensemble. Je ne suis pas certain que ce soit un homme à cent pour cent honnête mais en quinze ans il ne m’a jamais fait faux bond, je ne cherche donc pas plus loin. C’est un petit homme, trapu mais à la mine chaleureuse, yeux d’un marron doré éclairent son visage tout autant que son grand sourire, il va presque d’une oreille à l’autre… C’est pour dire !!!!
Enfin bref, j’étais ici pour commercer, rien d’extraordinaire, je ne m’attaque ni aux joyaux ni aux pierres précieuses, ça attire trop les convoitises. Je ne suis pas taillé pour ça. Non, j’étais là pour du fer, tout simplement, le fer des nouvelles mines d’Al-Far est convoité par de quelques marchands, va savoir pourquoi, autant que je sache il n’est pas incroyable, peut-être ceux-ci le veulent-ils car il est « nouveau », les marchands ayant rasé l’ancien quartier minier, parce que les mines étaient épuisées, je te rassure, ils n’ont pas fait ça que pour leur plaisir personnel. A ce qu’il parait ils auraient même dépensé une fortune en architectes, paysagistes, et autres métiers dédier à rendre une ville belle. Mais ce ne sont que des rumeurs, chacun a sa propre version et les marchands aiment exagérer à propos de la fortune qu’ils dépensent, ça laisse sous-entendre la fortune qu’ils gardent chez eux, bien au chaud.
Mais bon, je m’égare, j’étais là donc pour négocier, enfin… Négocier, vu le tarif auquel on allait m’acheter ce fer, le prix fixé par les marchands sur place m’allait déjà, malgré le trajet je faisais des bénéfices à tous les coups !!! Je peux donc te dire que je partais relativement confiant, ce n’était qu’une formalité. Mais au fait, as-tu déjà entendu parler d’Al-Far en elle-même ? Oui, bien sûr que oui enfin… Sûrement… en tous les cas, la voilà telle que je la perçois.
C’est une grande ville à n’en pas douter, une des plus grandes de l’empire mais c’est également un véritable recueil de coupe jarret, on trouve des voleurs à la tire, des assassins, des organisations de voleurs plus organisées et autres. La population y est vraiment variée, comme dans chaque grande ville mais Al-Far est particulièrement cosmopolite, on y trouve des maisons complètement délabrées mitoyennes avec celles de riches marchands… Même si la ville vit beaucoup des mines et de leurs minerais les mineurs ne sont pas très riches, ils ne vivent pas pour ça, mais ils ont tout du moins la fierté de servir leur ville ! Donc si ce n’est les quelques raclures qui s’y trouve, la ville est assez agréable pour qui sait s’en protéger. Oui je vois, tu es septique, je ne m’y promène jamais seul, mes gardes du corps sont là pour évacuer les personnes indésirables. Et grâce à ça je peux profiter du marché, des belles ruelles étroites et des magnifiques demeures. J’ai déjà été dans les hauts quartiers également mais je les ai trouvés décevants comparé aux autres que je connais.
Enfin, j’allais donc rencontrer mon fournisseur, ce n’était pas la première fois que le voyais ni sûrement la dernière d’ailleurs ! Le prix se négocia relativement vite, le prix exorbitant est bien sûr prévu pour les idiots et n’attend que d’être baissé. Je n’étais pas particulièrement satisfait de l’affaire mais pas mécontent non plus, c’était juste bien. Après cela je suis resté à Al-Far encore trois jours, juste le temps de terminer les préparatifs et de vérifier que mes hommes étaient prêts. Le navire prévu arriva alors au lieu prévu. Il y a un peu de route jusqu’au fleuve mais à peine une demi-journée en caravane, et encore, en avançant tranquillement. La cargaison fut chargée sur le navire sans encombre et nous prirent la route d’Al-Jeit. Une route dangereuse selon les rumeurs mais ce n’était pas mon premier trajet, je partais confiant… Ah ! Si seulement j’avais su… J’aurais engagé plus de gardes je pense. Nous partîmes donc sur l’Ombre mais dès la première escale nous fûmes subitement…
- « Altelior !!!!! Reviens là !!! Ou es-tu !!!???
- Oh, ne serait-ce pas toi qu’il appelle ? Tu m’as bien dit qu’Altelior est ton nom n’est-ce pas ?»
Le jeune de onze ans pris un air déçu et regarda attentivement l’homme en face de lui.
Pas vraiment grand, un mètre soixante-dix à peu près, des petits yeux noirs renfoncés, un visage rond et barbe courte, blanche, parsemé de quelques rares poils noirs. Ses cheveux, eux entièrement noirs sont coupés très courts. Sinon pour ce qui est de son physique… Un marchand, fin…… Très fin, très peu d’épaules, absence presque totale de muscles… Oui, c’est bon, le retrouver pour écouter la suite de l’histoire ne sera guère difficile.
- « Oui… Effectivement c’est bien moi, ça doit être l’ami de mon père, mon maître d’arme, je crains avoir oublié son cours et être légèrement en retard… » dit-il d’un air pensif et innocent.
Un homme apparut au bout de la rue, grand, droit, l’air sévère, les cheveux en brosse, noirs et des yeux marron foncé, rien chez lui n’a l’air amical, son sabre pend à son côté et il semble prêt à sortir du fourreau à la moindre contradiction…
- « Ah ! Te voilà ! Tu étais sensé te présenter chez moi il y a quarante minutes ! Que faisais-tu encore ? Ne me dis pas que tu embêtais ce pauvre monsieur ! Excusez-le je vous en prie, il ne sait pas se tenir. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. » Termina-t-il en bougonnant. Et avant que le marchand ne puisse contredire quoique ce soit il ajouta « Aller, tu t’excuse vite et on retourne à l’entraînement ! Dépêche-toi !
- Oui Monsieur, bien ! » Altelior se retourne donc vers le vieux marchand « Veuillez accepter mes sincères excuses si je vous ai importuné " Dit-il en inclinant humblement la tête mais avec une légère insolence plus ou moins dissimulée.
- « Mais non mon petit, ne t'en fais… » Tente d'articuler le marchand avant d'être interrompu par le maître d'arme visiblement très pressé
- « Ne vous sentez pas obligé de le protéger. Aller, on y va Altelior, vite ! Tu es déjà suffisamment en retard ! »
Il entraine le pauvre bougre derrière lui et disparait vite au croisement de la rue.
« Bon, eh bien bon courage mon petit, tu as l’air d’en avoir besoin » dit le marchand tout haut en regardant dans la direction que les deux Frontaliers ont pris mais ne pouvant retenir un gloussement.

Le maître d’arme conduisit donc Altelior à travers les rues de la citadelle jusqu’à arriver devant une grande et imposante bâtisse, ô combien familière au jeune homme. Ils empruntèrent la porte principale, à l’échelle de la demeure celle-ci fait au moins quatre mètres de haut pour trois de large. La cour sur laquelle donne l’entrée est littéralement le centre de la Maison, qui est entièrement construite autour. Un tout petit jardin s’y bat pour obtenir de la place contre un sol de sable fin encadré de deux râteliers d’armes.
- « Altelior ! La dague aujourd’hui !
- Mais… Maitre, vous aviez dit que comme je ne suis pas doué à la dague on ne commencerait jamais par cette dernière, comme quoi ça serait un mauvais échauffement… » lança timidement Altelior d’un ton plaintif.
- Ah bon ? Moi j’aurais dit ça ? Aucun souvenir. Aller. »
Sur ce il s’empare de deux dagues de bois et lance l’une d’elle au jeune homme. A peine a-t-il rattraper la dague qu’Altelior doit s’en servir pour, maladroitement, détourner le coup direct lancer vers son ventre. Il recule ensuite légèrement son pied gauche et le tourne un peu vers l’extérieur, ses pieds sont désormais presque à quatre-vingt-dix degrés. Le maitre d’arme enchaine directement avec un grand coup large en demi-cercle sur sa droite. Altelior se sert donc de sa dague pour contrer celle de son adversaire mais à peine l’a-t-il effleuré qu’il reçoit l’épaule de ce dernier en plein milieu de la poitrine. Soulevé de terre il se ramasse en roulade arrière plus ou moins maitrisée. Son adversaire est bien trop rapide, que faire ?

Deux heures d’entrainement soutenu, comme à son habitude Altelior reçoit bien plus de coups qu’il n’en donne, les seuls rare moments de répit qui lui sont accordés ne sont que quelques secondes de temps en temps pour se rafraîchir. Lorsqu’enfin le calvaire est terminé Altelior est assis à terre, adossé à une colonne, il tente de reprendre son souffle et d’ignorer ses muscles douloureux. Une femme approche et se dirige vers son mari, elle est petite, relativement menue avec un visage angélique, des cheveux bruns tombant en cascade et des yeux gris bienveillant.
- « Pourquoi l’épuise-tu ainsi ? Vous les Frontaliers n’êtes bon qu’à vous battre… Mais je ne comprends pas, au moment de commencer l’entraînement il a dit que vous étiez convenus de ne plus entamer les exercices par du combat au couteau… Or c’est tout à fait ce que vous avez fait. Pourquoi ?
- Pour lui donner une leçon, je veux qu’il se souvienne de cet exercice comme d’un supplice et qu’il n’arrive plus en retard. »
Une leçon ? Un supplice ? Bon, un supplice oui, effectivement, ça Altelior n’est pas près de l’oublier… Quoi que… Mais c’est vrai, le jeune homme en a tiré une leçon essentielle, s’il ne veut pas assister aux cours il faut qu’il se cache mieux !!!!! Bon, ce marchand, où peut-il bien être maintenant ? C’est que son histoire est loin d’être finie !!!!!
Après avoir lancé un très rapide « Merci ! Aurevoir ! » Altelior s’élance hors de la cour et escalade l’échelle posée sur la maison d’en face, quelle bonne idée cette échelle, il devrait en placer plus, partout dans la ville, ça serait tellement plus amusant ! … Oui, plus amusant sans doute mais trop long à faire, bah, à vor, c’est un beau projet !! Il grimpe donc à l’échelle et arrivé au sommet du toit ne peut s’empêcher d’admirer la vue, il ne peut guère plus compter le nombre de fois où il a assisté à ce spectacle mais que dire… Il ne cesse de le ravir. Après deux bonnes minutes il se décide à partir, ah oui, partir mais où… ? Où le marchand peut-il être al…. Mais c’est bien sûr, le marché, il a dû vouloir étudier la concurrence ! C’est parti !!! Et après avoir pris son élan il saute sur le toit d’en face, sans ralentir il poursuit sa course, courant le plus possible et sautant quand il y est obligé. La ville défile sous ses pieds, l’agitation y régnant est on ne peut plus normale mais il ne peut s’empêcher de rire en assistant à certaines scènes de la vie des citoyens
- « Mais enfin, puisque je te dis que je ne la côtoie plus du tout, tu me croire quand même, c’est ton amie et moi ton mari !!!
- Depuis quand mérite-tu ma confiance ?! Tu m’as déjà trompé, il ne serait pas étonnant que tu recommences !!!
- Mais puisque je te dis que… »
Mais Altelior est déjà trop loin pour entendre la suite, poursuivant sa course infernale, sous le regard amusé de ceux qui le connaissent et le regard étonné, inquiet ou même outré de ceux qui n’ont jamais entendu parler de lui. Oh ! Mais le voilà, de tous les sauts de la ville il en est qui lui problème. Bien que très peu nombreux, il n’en reste pas qu’ils existent et pour le jeune c’est inacceptable !! Bon, il veut aller au marché donc l’éviter ne lui rallongerais pas le chemin de très longtemps… Mais… Son esprit de compétition le pousse à tenter… Non, c’est trop dangereux, la dernière fois il n’a pas réussi, de justesse mais il a tout de même raté et bien qu’ayant réussi à ralentir en s’accrochant brièvement au rebord de la fenêtre du premier étage mais il s’est quand même fait très mal… C’est décidé, il contourne. Alors qu’il tourne les talons une voix aigüe se fait entendre
- « Bonjour Altelior !! Que fais-tu là-haut ? Tu ne devrais pas y rester… C’est vraiment dangereux tu sais... »
Ah !! La belle voisine, Ombroise, bien que plus âgée d’une demie année elle s’inquiète toujours pour lui… Il penche la tête au-dessus de vide pour l’apercevoir elle se tient juste au centre de la rue qu’Altelior se refuse à sauter, les deux mains jointes au milieu de la poitrine, le front plissé d’inquiétude. Qu’est ce qu’elle est belle…. Ses cheveux d’or attachés en une queue de cheval, ses beaux yeux verts remplies d’inquiétude… Pour lui !!! Elle n’est ni grande ni petite, elle se situe dans la moyenne de son âge. Mais qu’est-ce qu’elle est belle… Là en revanche elle est bien au-dessus de la moyenne, c’est certain !! Bon, cependant hors de question de se dégonfler devant elle ! « Mais non !! Ne t’en fais pas, tout est sous contrôle, je passe par là presque tous les jours, rien dans cette cité ne me m’effraie !! »
Sur ce, et sous les yeux quelque peu effarés des passants s’étant arrêté et formant désormais un petit attroupement, et sous ceux effrayés d’Ombroise il prend son élan d’un pas délibérément lent, ah, quel plaisir de sentir tous ces regards braqués sur lui, suspendus au moindre de ses mouvements. Soudain il s’arrête, il tient en haleine un public en bas et un public ça ne se déçois pas !! Il s’élance comme une flèche, interdiction de rater un seul pas ou il finira deux/trois mètres plus bas et… Il ne préfère pas imaginer à quoi il ressemblerait… Il arrive à la corniche, s’il veut faire demi-tour c’est maintenant, après il sera trop tard ! Faire demi-tour ? Il faut qu’il oublie cette pensée, il se visualise déjà en l’air puis atterrissant en face sous acclamations de la foule !!! Son pied gauche atteint le rebord, il donne l’ultime impulsion ! Le toit en face arrive bien vite, il semble que ce soit dans la poche !! Il se réceptionne sur la pointe du pied et laisse ce dernier glisser dans le vide en poussant vers l’avant, il termine en une roulade et se relève à un mètre du vide. Le groupe en bas l’acclame et pousse quelques soupirs, personne n’a semblé remarqué que le saut était loin d’être parfait et qu’il a failli tomber de haut… Mais qu’importe, voilà l’art du spectacle, les gens voient ce que l’artiste veut leur montrer. Il se fend alors en une légère révérence comique et continu sa route en courant joyeusement !! Il arrive quelques instants plus tard au marché, comme il le surplombe du haut des toits il n’a aucun mal à retrouver le marchand. En effet celui-ci déambule innocemment et à allure de promenade entre les étals du marché. De là où il se trouve Altelior peut vraiment apprécier toute la beauté d’un marché, les toits de toile des stands chacune d’une couleur différente se marie bien avec les étalages, des fruits, des légumes, de la viande, du poisson, des épices, des vêtements, tout ceci forme un spectacle magnifique et vivant ravivant nos cinq sens. L’on y sent les épices et les mets cuisiné, on y contemple tout ce que les commerçants ont à vendre, on y apprécie la douceur de la soie ou du tissu, on y écoute les derniers ragots ou les vendeurs criant leurs offres et l’on peut y gouter certains plats exotiques. Ce marché est impressionnant, il respire le voyage et les contrées lointaines !
Se tirant de sa contemplation et de sa rêverie, Altelior descend avec prudence la façade de la maison sur laquelle il se trouvait et se dirige vers le marchand. « Re-bonjour Monsieur, vous appréciez notre marché ? C’est un endroit que personnellement j’aime particulièrement. » lui dit-il avec un grand sourire joyeux.
- « Oh, bonjour mon petit, oui, il n’est effectivement pas sans dénier d’un certain intérêt mais… Je suppose que tu n’es pas venu ici par hasard ou tout du moins pas uniquement pour voir et parler d’une telle banalité que ce marché n’est-ce-pas ? »
- Euh… Non en effet, je voulais vous demander s’il serait possible d’entendre la fin de votre périple, vous n’avez pas eu l’occasion de le terminer et il se trouve qu’il m’intéressait au plus haut point !!!! » Devant l’enthousiasme flagrant du jeune homme le marchand ne peut résister et esquisse un léger sourire « Très bien, viens, suis-moi, nous allons sur une terrasse boire un thé tranquillement et je te conterai la suite » Sur ce il fait demi-tour et s’en va fendant la foule avec aisance suivit par Altelior qui ne fait aucun effort pour dissimuler son grand sourire. L’homme entraine Altelior dans une des grandes rues de la ville et s’arrête à l’un des premiers salons de thé. Il s’installe en terrasse, commande ce qu’il faut, s’installe confortablement dans son siège, regarde le ciel tout en réfléchissant à voix haute « Bien bien, où en étais-je donc… ? Ah ! Oui, le départ sur l’Ombre.
Nous partîmes à l’aube, en une belle matinée de printemps, le soleil perçait à travers les rares nuages se trouvant à l’horizon, donnant au ciel une belle couleur rouge orangé. Charger le navire ne fut pas compliqué, l’Ombre n’est pas loin d’Al-Far, en une demi-journée à peine notre caravane rejoignit le capitaine à l’endroit convenu. L’équipage du navire aida mes hommes à monter la marchandise à bord. Oh ! Mais je ne t’ai pas parlé de mes hommes justement… » Léger hochement de tête de droite à gauche de la part d’Altelior « Oui, c’est bien ce que je pensais. Comme je le disais donc, rien d’extraordinaire chez mes hommes, il s’y trouve ma comptable, Inès, pas très bavarde, très recluse mais elle n’a pas son pareil avec les chiffres. Viennent ensuite mes quatre gardes du corps Thüls, Aton, Rix, Truen et Marik, tous frères il est impossible de les arrêter de discuter et… leurs discussions sont loin d’intéresser tout le monde et de faire l’unanimité, ils sont très sympathiques mais… Aiment discuter de ce qui leur tiens à cœur, donc surtout les damoiselles, la boisson et la nourriture, ils ne sont pas très doués pour réfléchir et je commence à avoir l’impression qu’ils se mettent à radoter… Les thèmes les intéressant étant très peu variés après un moment passé avec eux j’ai l’impression d’entendre toujours parler de la même chose. Mais dans l’ensemble c’est une équipe sympathique et très efficace, les quatres frères sont excellents en dissuasion, ce sont des hommes énormes !! On pourrait croire qu’ils sont capables d’assommer un bœuf à main nue ! Bien sûr je pourrais te parler des membres d’équipage mais ce serait bien trop long, je ne suis pas sûr que ça en vaille la peine, ils étaient loin d’être exceptionnels. Le capitaine lui en revanche il vaut le détour, C’est un homme fin et petit mais je n’ai jamais croisé quelqu’un d’aussi sombre de toute ma vie, il émane de lui une force et assurance effrayante…Il s’est révélé au cours de notre voyage être bien moins bavard qu’Inès ma comptable… Et je t’assure mon gars ce n’est pas un compliment !!! Enfin bon, que dire d’autre sur ce départ… ? Ah, si bien sûr, le navire, Il n’était pas bien grand, juste suffisant pour nous six, notre cargaison et une douzaine de membres d’équipage incluant le capitaine mais il faisait l’affaire sur le fleuve !!
Tiens cela me fait penser, il faudra que je t’emmène quand tu seras grand, quand tu seras un soldat ! En attendant même sans revenir moi-même je te ferai part de mes aventures, tu les aimeras toute autant qu’elles sont, j’en suis sûr !!
Sur un tel navire les escales ne se sont pas prévus fréquemment mais le trou dans la coque lorsque cette dernière heurta un rocher nous obligea à en faire une au pire endroit imaginable…  En plein milieu de la forêt Ombreuse… Aucun d’entre nous n’en menait large… Je restais même à bord durant tout le temps de l’escale, n’osant poser un seul pied en cet endroit sinistre… Je mettais néanmoins courageusement mes gardes du corps au service du capitaine pour aider l’équipage à réparer le Navire. Nous nous arrêtâmes dans la soirée, peu avant que la nuit tombe, à peine un jour après être partit. Les hommes à terre allumèrent donc un feu dans l’espoir de décourager les bêtes sauvages et de pouvoir continuer à couper du bois, ce même en pleine nuit. C’est donc alors, qu’ils coupaient du bois qu’un d’eux s’est effondré d’un seul coup suivi de près par un second, tous bondirent alors derrière les arbres et ceux qui ne les avaient pas quittées sortirent leurs armes. C’est alors qu’ils se montrèrent, les brigands, ils fondirent sur les bucherons improvisés, ils étaient au moins une cinquantaine !! Mais certains n’eurent guère de chance, mes gardes du corps, plus réactifs que les autres, se jetèrent sur les assaillant et tailladaient de toute part, ils envoyaient les membres de nos ennemis valser à pas moins de 20 pieds !! Nul ne pouvait s’en approcher, les marins se précipitèrent également dans la mêlée avec plus ou moins d’efficacité mais le plus impressionnant restait le capitaine, un vrai diable, il tranchait, piquait, fendait sans arrêt, les adversaires n’ayant d’autres choix que de reculer sous ses assauts !! Nous perdîmes cinq hommes ce jour-là mais nous en vainquirent au moins six fois plus !!! Les ennemis restants fuirent sans demander leur reste !!! » Bien que très pris et passionné par le récit, Altelior s’amuse de l’exagération du bonhomme, né dans une famille de Frontaliers il sait comment se passe un combat. Les brigands n’étaient sûrement pas cinquante, le capitaine semble être un berserk, rien de plus et il doute vraiment que l’équipage d’un navire vienne à bout d’autant d’ennemis…. Mais bon, à quoi cela servirait-il de contredire le brave homme ? Autant attendre, profiter du récit et accepter la forme et l’exagération. « Nous ramassèrent nos morts et comme le veut la tradition Thül nous les brulèrent sur un bucher en leur honneur. Une fois cela terminé nous reprirent donc les réparations avant de reprendre la route. Je tiens à préciser que très peu de marins ou même d’aventuriers osent s’aventurer dans cette forêt, tu sais maintenant pourquoi. Mais plutôt que de faire un détour j’avais choisi d’aller au plus court avec un équipage et un navire à la hauteur !!!!
Environ un jour plus tard nous furent sur le Lac Chen, du même nom que la ville se trouvant en bordure de ce plan d’eau tellement grand qu’on dirait presque un océan dans les terres ! Mais cette cité ne faisait pas partie du voyage, nous descendirent donc directement sur le Pollimage en longeant la rive en direction du grand Océan du Sud. Rien à voir cette fois avec l’Ombre, ce fleuve ci ressemble d’ailleurs rarement à un fleuve tellement il est énorme, il est qu’à pied, il est par endroit même impossible d’apercevoir la rive opposée. C’est donc un tout autre paysage que l’Ombre, ce dernier est sombre, sauvage et inquiétant alors que le Pollimage est vivant et très utilisé mais aussi… Très grand et plus clair que l’autre. Cette partie du trajet se déroula donc sans encombre. Ce voyage est d’après un voyage obligatoire dans la vie, à faire au moins une fois, mais ce uniquement du fait de L’Arche !!! Une vraie merveille, il n’existe rien de semblable, celle-ci nous rappelle ce dont étaient capable les dessinateurs d’antan, créer de vrais joyaux !!! Est-ce que tu imagines ? Nous parlons là d’un pont si grand qu’il enjambe le Pollimage lui-même. C’est un trésor hors du temps et impérissable, il brille de mille feux et scintille sous les étoiles et la lumière du soleil !
Une fois cette dernière passée il ne reste plus beaucoup de chemin avant l’Océan, je dirais que de l’Arche au port impérial le trajet ne nous a pas pris plus d’un jour. Naviguer en mer est bien différent de la navigation sur un fleuve ou une rivière. L’Océan est bien plus agité. Les navires comme le nôtre ne peut que longer la côte, rien de plus. Le grand large est bien trop dangereux, il risquerait de couler… Ce que nul ne souhaite à bord. Nous arrivâmes donc au port la fin du… Cinquième ? Non, sixième ! Ou…. Enfin bon ! Nous arrivâmes au port impérial, impressionnant, magnifique !!!!
- Je suis désolé de vous interrompre Monsieur mais…. Ma mère va m’attendre si je ne dépêche pas…. M’autoriseriez-vous à prendre congé ? » Demanda Altelior en toute humilité.
- « Oh, mais oui, bien sûr mon garçon, je t’en prie, ne la fait pas attendre, reviens ici et demande à voir Ibelin Marodi, on t’amènera alors à moi pour entendre la suite de mon périple, si tu le souhaite en tout cas. Je te raconterai alors mes périples sur l’océan, tu ne peux imaginer à quel point c’est beau. L’eau à perte de vue, les remous, les créatures marines, le vent dans les haubans, et l’air marin en lui-même, il n’existe rien au monde de plus revigorant, tu adorerais ça, j’en suis sûr !!!!!
- Je vous remercie Monsieur, j’écouterai avec grand plaisir !! Au revoir et bonne soirée à vous !
- Merci, toi de même. »
Sur ce le jeune homme sort du salon de thé et file dans les rues de la cité, il se précipite vers le mur le plus accessible et se dépêcha de l’escalader. Une fois au sommet il reprend la route de chez lui. Il saute de nouveau, court, plonge. Mais est arrêté en pleine course par un appel provenant de la rue « Altelior !!! » Se baissant, le jeune homme aperçoit Ombroise. Ombroise !!!! Effectivement… Il l’avait presque oublié… Après avoir sauté au-dessus de la large rue en venant au marché il n’avait pas entendu sa voix parmi celles de toutes les voix des passants et n’avait plus remarqué son visage parmi tous les sourires et les acclamations. Mais comment faire désormais ? Comment s’excuser… ? Bon, aller, on y va !
Il descend donc tant bien que mal des toits et arrive devant Ombroise
- « Ah… Bonjour…
- Tu étais toujours sur les toits !? Oui, bien sûr, pourquoi j’ose même poser la question ? Mais peu importe, je suis heureuse que tu sois indemne. Qu’allais-tu faire pour être si pressé ?
- J’allais à la rencontre d’un marchand, un homme d’aventures, la quantité d’endroits qu’il a pût visiter est impressionnante et il a vécu de nombreuses expériences.
- D’accord, je comprends mieux, tu rêves d’aventure, comme toujours, ça ne m’étonne plus venant de toi. » Dit-elle avec un grand sourire
- Oui, c’est cela, tout à fait. Par contre je m’excuse, ma mère m’attend, je dois partir
- Bien entendu, nous nous reverrons ce soir de toute manière, comme toujours.
- Oui, bien entendu !
Et sur ce Ombroise dépasse Altelior, déposant sa main sur l’épaule de ce dernier et la laisse glisser en s’éloignant. La regardant partir Altelior ne fait pas un seul mouvement avec que son amie ne disparaisse au croisement. Perdue dans ses pensées, ne pouvant éloigner son esprit de ce visage qui le hante, Altelior ne daigne partir que lorsqu’il ne peut plus l’apercevoir.

Une fois arrivé chez lui, une demeure spacieuse et ancienne, décorée de toute part et entretenue ardemment par sa mère, il se rendit directement à la salle à manger, à l’étage, où il retrouva sa mère, lisant un ouvrage quelconque « Bonsoir mère ! » lança-t-il donc à son attention
- « Tiens, bonsoir mon fils, j’avais presque cessé d’espérer ta venue au dîner… » lui dit-elle d’un air sarcastique
- « Oh, mais je ne rate pourtant pas tant de Dîners que cela… Tout du moins je ne crois pas…
- Bien entendu, sauf quand tu cavale sur les toits ou que tu es occupé à courir après les chats, ou bien entendu quand tu es avec ta petite copine… » ajoute-t-elle avec un sourire en coin mal dissimulé
- « Ma quoi ? Pfffff, je n’ai pas de petite copine moi !!!
- Non, mais ce ne serait pas pour te déplaire, je me trompe ?
- Pfffff ! Et… Que nous as-tu préparé de bon ?
- Hé hé, tu verras bien. »
Ils mangèrent relativement silencieusement, la mère d’Altelior radotant de nouveau sur la façon dont elle a rencontré son père.
- « Voilà maman !! J’ai fini !! Est-ce que je peux aller jouer ?
- Sais-tu que d’autres que moi, des mères plus responsables sans doute… » ajouta-t-elle comme pour elle-même « t’empêcheraient de sortir à une heure pareille, une fois la nuit tombée… ?
- Oui oui, je sais, mais c’est parce que je ne suis pas leur fils, je sais me défendre et je connais la ville comme ma poche !! Je ne cours aucun risque !
- Oui… Bon, que veux-tu que je réponde à ça… Aller, file !!
- Youpi !!! Merci maman !!! » Et il se lève d’un coup, se précipitant vers la sortie
- « Mais ne passe pas par… Le toit des voisins… Trop tard » termine-t-elle, regardant son fils sautant par la fenêtre ouverte et se ramassant sur le toit du voisin en contre-bas  « Eh bien… Il ne changera donc jamais…

Comme toujours, à l’idée de voir Ombroise Altelior se sent pousser des ailes, il ne saute plus, il vole de toit en toit. Une fois proche de leur ‘‘repère secret’’ il se laisse glisser à terre, Ombroise n’aime pas le voir sur les toits, nul besoin de l’inquiéter outre mesure. Il termine donc à pied dans les rues sombres, il se trouve dans un des quartiers les plus défavorisés de la cité, tout est sombre mais il connait par cœur, il finit par entrer dans un bâtiment en ruine. Une fois au premier étage il n’aperçoit personne, bah, pas grave, ils ne vont plus tarder. Il attend donc et au bout d’une ou deux minutes décide d’attendre dans un lieu plus agréable, il escalade les quelques ruine présentes et se retrouve sur une planche de bois faisant office de toit de fortune. Mais quelle belle d’ici, le ciel est magnifique ce soir ! Très peu de nuages, mais même les rares nuages présents sont tellement fins qu’ils sont magnifiques sous le ciel noir et la lumière lumineuse des étoiles, il ne sent aucune brise sur son visage ni ses cheveux bouger sous les courants d’air mais il semble qu’en altitude il en soit autrement, les nuages se déplacent très vite, le ciel n’en est que plus intéressant et beau, il est impossible de le voir en entier et il se révèle étoile par étoile. Allongé là il ne pense plus du tout au temps qui passe, il ne pense qu’au ciel. « Y aurait-il là-bas, tout au fond de l’univers, un garçon, comme moi… Ou pas comme moi, peu importe, une personne, les yeux fixés sur les étoiles et se posant la même question que moi ? » Pense-t-il à voix basse
- « Hey !!! Altelior, je suis là, que disais-tu ? »
Tiens, c’est la voix d’Hendrick, un des garçons avec qui il joue. Il saute donc de sa planche et atterrit au milieu des ruines.
- « Bonsoir Hendrick !!! Bah, ne fais pas attention à ce que je disais, je pensais juste à voix haute. Bon, sinon, où sont les autres, tu as une idée ?
- Euh… Je crois que Lon-tir ne peut pas venir ce soir…
- D’accord, bien, attendons donc les autres.
- Oui, tout à fait.
Un par un, six jeunes autour de 12 ans arrivèrent, dont la fameuse Ombroise !!!
- Bon ! Que fait-on !? » Lança Ombroise d’une voix autoritaire.
- « …Euh… » fut la réponse d’à peu près tous les garçons.
- « Un cache-cache dans les quartiers marchands !! » propose Altelior
- « Hum… La dernière fois qu’on a fait ça tu as réussi à ouvrir une étale et on a passé trois heures à te chercher alors que tu t’empiffrais de pommes… » Argumente Yndr, un petit gars rondouillet.
- « Ah bah oui ben euh… Hein… Ce n’est tout de même pas de ma faute si ce marchand avait mal fermé son étale et si comme par hasard j’avais un petit creux juste après… » Réponds Altelior d’un air faussement innocent, ce qui fait rire son amie.
- « Bon, donc quoi, que proposes-tu d’autre Yndr ? » questionne Ombroise.
- « Ah mais euh… Je ne sais pas tr… » Il s’arrête sous le regard noir de la seule fille du groupe « Et si on faisait un cache-cache loup autour de la porte avec comme interdiction de se faire voir par les gardes ?
- Eh bien !! En voilà une bonne idée !! Parfait !! On fait ça ! Objection !? Non !? Parfait, allons-y ! » Et sans attendre de réponse elle sort des ruines et se dirige vers la porte principale de la cité.
Par habitude et sans poser de questions les autres suivent, sauf Hendrick, c’est toujours lui le loup, il aime ça et c’est bien le seul donc... Personne ne réclame sa place. Il suit donc le petit groupe à distance.
Arrivé sur place ils se séparent d’un accord tacite. Chacun dans une direction différente, dans les limites du terrain bien entendu. Ils ont tellement l’habitude de faire ça que les limites sont déjà définies. Caché dans l’ombre derrière deux tonneaux, prêt de la rue qu’ils ont empruntée pour venir Altelior attend Hendrick. Sa tactique a toujours été de savoir où est le loup est de le suivre sans se faire repérer, c’est le plus simple pour éviter les surprises. Il aperçoit soudain un mouvement bref de l’autre côté de la place, qu’est-ce ? Un garde ? Un joueur ou… Quelqu’un d’autre… ? Toujours caché il observe attentivement, il voit donc un léger bout de cape dépassant de l’angle de la maison, pas de doute possible, c’est la tenue de Tied. Hendrick a dû arriver à la même conclusion car le voilà qui fonce, il dépasse en trombe la cachette d’Altelior et court droit vers l’ombre ! Ses bruits de pas alertent la personne cachée qui s’enfuie derrière la maison, suivant Hendrick, Altelior s’élance lentement, silencieusement et à bonne distance de ce dernier, la grand place. Il assiste donc au plaquage monumental qu’Hendrick effectue sur Tied, rien d’étonnant, Hendrick est le plus rapide de tous à la course ! Continuant de la même manière mais avec plus de prudence, Altelior suit alors les deux compères et les voit capturer un par un tous ses camarades, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’Ombroise et lui-même. Alors qu’il les suit en silence, Altelior entend un bruit de pas sur sa gauche, discrètement il s’y dirige, voit une ombre se tenant accroupie dos à lui et lui saute dessus, l’envoyant rouler devant et disant dans le même temps « Surprise ! » d’un ton bas
- « Hey, tu m’as fait peur… » Lui réplique la cible, Ombroise
- « Oh, pas pour si peu ! De toute façon écoute moi, j’ai une idée pour qu’on gagne tous les deux, tu es prête ? » lui souffle-t-il d’un ton joueur et malin
- « Euh… Oui, à peu près… » répond-t-elle d’un ton beaucoup moins sûr que son compère
- « Parfait, suis-moi !!! »
Et il part comme une flèche vers le tonneau il s’était caché au début et se contorsionnant, parvient à en prendre une partie du contenu normalement du tonneau normalement fermé. Il passe trois oignons à Ombroise et fonce vers la porte. Il s’arrête à bonne distance des gardes, arme son bras et lance un oignon sur le poitrail d’un des trois. « Vas-y, à toi » lance-t-il à son amie mais celle-ci trop tétanisée n’ose rien lancer et part en courant dans la direction opposée. Boh, pas grave, il va bien y arriver avec 4 oignons.
Alors que le garde peste et regarde autour de lui d’un air agacé, les deux autres viennent voir ce qu’il ne va pas et Altelior lance son second oignon sur un autre des gardes. Il lance les deux, donnant une indication sur sa position et part en courant à toute vitesse poursuivit donc par les trois gardes. Habitué à courir dans ces rues il se repère vite et fait attention de ne pas tomber en réfléchissant à la direction que les loups auraient pût prendre. « Ah ! Ça y est, je les vois !!!! » Une fois ses amis en vue il disparait dans l’ombre d’une cour en sautant par-dessus le portail. Et observe avec un certains contentement ses amis abasourdis se faire passer un savon et jurant de ne plus recommencer… Ils ne savent même quoi… avec le gardes. Une fois ceux-ci partis Altelior accourt vers se amis : « Et voilà ! J’ai gagné !!! »
- Hey, non, tu as triché » accuse Tied
- « Comment ça ? Moi ? Non, nous n’avons aucune règle interdisant de se faire aider par les adultes présents… En revanche il était spécifié de ne pas se faire attraper par les gardes !!
Ils finirent la soirée à s’embrouiller un peu dans le débat puis abandonnèrent et discutèrent tous ensemble. Ah, quelle belle vie ici !!!


Informations personnelles

Citation de vous même | Altelior
Pseudo | Altelior
Age réel | 19 ans
Pays d'origine | France
Parlez-nous de vous | Je suis actuellement en année sabbatique, m’étant trompé d’orientation je prends un an pour réfléchir, quatre mois durant lesquels je travaille et six mois à Londres. Hormis cela j’adore lire depuis que j’ai appris à le faire !!! Depuis maintenant quatre ans je suis également fan des MMORPG, une histoire dont on fait partie !!! Super !!! J’ai commencé le RP à peu près au même moment mais uniquement sur les jeux (jusqu’à présent). J’aime aussi les sport liés à l’eau, mais surtout la voile et le waterpolo.

Familier avec l'univers de Pierre Bottero ? Oui, j’adore cet univers et la manière d’écrire de l’auteur. Je l’ai découvert tout d’abord avec Ellana, j’aime tellement cette série que je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai lu… Après l’avoir fini une première fois j’ai donc cherché les œuvres du même auteur. J’ai me suis donc attaqué à l’Autre et les deux séries d’Ewilan, j’ai tout aimé mais j’ai des préférences pour l’Autre et Ellana.

Comment avez vous connu le forum ? Via un autre forum en réalité, je suis intéressé par le RP depuis un moment mais je ne me lance tout juste sur le RP Forum. On m’avait donc parlé de Marbrume et je suis allé voir. Alors quand dans « Partenaires » j’ai lu « Ewilan RPG » que dire… J’ai foncé !!!!
Un commentaire sur le forum ? Pour commencer j’adore le côté esthétique, je le trouve très beau. J’aime aussi sa simplicité d’utilisation, on y trouve facilement ce que l’on cherche, (même si j’ai déjà réussi à m’y perdre… ^^’ ) c’est très agréable quand comme moi on cherche… Tout…

Demandes particulières | Etant totalement étranger au concept de RP de forum j'aimerais effectivement avoir un parrain, j’aurais une personne à qui poser toutes les questions qui me passent par la tête comme ça !

Code |



Et désolé pour la photo de l'avatar, je la mets dès demain mais ce soir.... Elle n'a absolument pas envie... :honte:
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Syane Ril'Devah
Frontalière
Bienvenue en Gwendalavir


Bienvenue sur le forum, Alterlior !

Ravie de voir que tu as finalement trouvé le chemin des présentations ! ;)

Je te valide le code, qui est correct. Merci pour ça. Pour le reste, je n'ai pas encore lu la fiche de personnage, j'attends que ce soit terminé. Je relève juste quelques petits points.

Tout d'abord, le double-post n'est pas autorisé sur le forum. Tu peux éditer si besoin. De toute façon, ne t'inquiète pas, tu as deux semaines pour faire ta fiche. :)

Deuxième point, il faudra que ton nom de compte soit le prénom + le nom de ton personnage. Tu peux le changer dans le profil.

Finalement, en ce qui concerne le parrainage, c'est ton choix. Je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemble un RP IG, du coup, je ne peux pas juger. J'ai tendance à dire que ça ne peut pas faire de mal. Il vaut mieux un parrain inutile qu'un parrain nécessaire et inexistant. :)

Je t'invite à consulter l'Encyclopédie si tu as des questions sur l'univers de Gwendalavir.
Tu peux également aller jeter un œil au guide du Nouveau Joueur pour t'aider à bien débuter sur le forum et construire ta fiche.
Finalement, tu peux aller faire une demande de parrainage si tu en ressens le besoin.

Lorsque tu as terminé, tu dois passer par ce sujet pour le signaler. Cela nous permet de te recenser plus facilement.

Tu peux aussi nous rejoindre sur Discord. Pense à inclure ton pseudo du forum dans ton pseudo sur le serveur. !

N'hésite pas à me contacter personnellement par MP pour toutes demandes ou questions !
Bon courage pour la rédaction de ta fiche.


Voir le profil de l'utilisateur http://www.ewilanrpg.com
avatar
Altelior Tyriald
Nouveau Membre
Merci de l'accueil, oui, effectivement je l'ai enfin trouvé :D

J'ai feuilleté l'encyclopédie et je vais continuer, même pour un fan elle est super complète et intéressante !!

Je viens d'éditer le premier post donc mais je ne trouve pas comment supprimer le second, est-ce seulement possible ou j'ai uniquement encore raté un truc ? :honte:

Je suis bien d'accord, un parrain ne peut être que bénéfique, je vais demander effectivement.

La fiche n'est qu'un premier jet mais n'hésitez pas si vous remarquez quelque chose ou avez un conseil à me le dire ;) ( enfin si vous le voulez bien entendu :oui: )
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Wyska Benorith
Acrobate & Apprentie Marchombre
hellooo!
Bienvenue parmi nous et bon courage pour la fiche ! J'aime déjà ton personnage et j'espère qu'on pourra RP ensemble Bave
Pour supprimer, normalement, il y a un petit bouton près d'éditer en haut du message ;)
J'espère que tu te plairas avec nous thatlook
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Altelior Tyriald
Nouveau Membre
Bonjour et merci pour l’accueil ;)

J'ai bien cherché le bouton mais... Je ne le vois absolument pas... Je voyais ce bouton sur mon troisième message avant que tu ne réponde mais maintenant je ne le vois plus non plus... On peut supprimer un message auquel quelqu'un a répondu ?
Et pour le rp, on pourra, il n'y a pas de raisons que ça ne se fasse pas :)
Pour ce qui est de me plaire avec vous eh bien... On verra :P :rire:
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Wyska Benorith
Acrobate & Apprentie Marchombre
Oh oui, Je pense qu'on ne peut pas supprimer quand il y a des réponses après Euh...
Oups, oh bah pour une prochaine fois ^^'  
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Kyllian Steredönn
Dresseur de chiens de traineau
Bienvenue sur Ewi!

Syane t'a déjà tout dit, mais n'hésite pas à poser tes questions si tu en as
Pour ton second message, c'est normal que tu ne vois plus le bouton supprimé, les joueurs ne peuvent plus supprimé leurs messages lorsque quelqu'un a répondu ensuite. Du coup, je l'ai fait pour toi^^

Bon courage pour la suite thatlook




Administratrice aux cotés de Syane Ril'Devah
Aperçût de mes personnages:
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Altelior Tyriald
Nouveau Membre
@Wyska Benorith a écrit:Oups, oh bah pour une prochaine fois ^^'  

J'ai pas compris... Pourquoi oups ?

Et sinon merci d'avoir supprimer le message et merci aussi pour l'explication, je commençais à me trouver un peu stupide à force de ne pas trouver un simple bouton "supprimer" :honte:
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Nem Jezakins
Capitaine Pirate Aline
(Ici Wyska ! Je suis connectée avec mon DC Nem (et j'avais oublié). Du coup Je réponds avec elle  Gné ! )

En fait, ça signifiait : « Oups, je me suis trompée, mais au moins, on saura pour la prochaine que le bouton supprimer, c'est avant que quelqu'un ait répondu. »
Comme c'était long, j'ai raccourci ça x) Pardon pour la confusion :P
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Altelior Tyriald
Nouveau Membre
Salut,

Ok, je viens de comprendre, pas de soucis, même si effectivement j'étais complètement perdu ^^
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum