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Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


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Mayäne Atelstan, pirate et fière de l'être !

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Mayäne Atelstan
Pirate Aline
Mayäne Atelstan
Aline | Pirate | Matelot mercenaire

Généralités

Nom | Atelstan
Prénom | Mayäne
Sexe | Femme
Âge | 19 ans
Lieu de Naissance | Cap-aux-Vents, sur l'Archipel Aline
Peuple | Aline
Métier | Pirate Aline, Matelot mercenaire

Description Physique

« Blond vénitien, ça signifie blond-roux, face de poulpe. Tu prenais ça pour une nouvelle espèce de crustacé ? » | Mayäne Atelstan
« Mayä', attends ! »

Bruit de course, volée de marches que l'on dégringole. Respiration saccadée qui se rapproche.
Mayäne, qui s'était déjà engagée sur le pas de la porte, se retourna. Une fine silhouette blonde venait de surgir à l'autre bout du couloir, une feuille de papier à la main.

« Althéa ?
- Je... Je voulais te dire au revoir. »

Elle s'était rapprochée, à pas lents, cette fois, et Mayäne sentit soudain une bouffée d'émotion l'envahir. Mais elle ne devait pas craquer. Pas maintenant, alors qu'elle s'apprêtait enfin à accomplir ce dont elle avait toujours rêvé.

« Tu m'as déjà dit au revoir, petite sœur.
- Pas de la manière dont je voulais. »

Le regard fier, le menton relevé, la moue butée. En un éclair, la jeune femme se sentit soudain transportée quatre ans en arrière, de nouveau âgée de treize ans, elle aussi, tenant tête à ses parents lorsqu'elle rentrait un peu trop tard de ses escapades sur le port ou dans les ruelles de la capitale.

« Tiens. Je l'ai fait pour toi. »

Mayäne se saisit délicatement de la feuille que sa jeune sœur lui tendait – et reconnut aussitôt le dessin qui s'y étalait.
Son portrait.

Althéa l'avait représentée de trois quart, la tête légèrement tournée en direction d'un point que l'on ne pouvait deviner. Comme à chaque fois qu'elle contemplait les dessins de sa sœur, la jeune femme ne put qu'admirer la précision du trait, la justesse des motifs, la finesse des nuances – les lignes, les courbes et les volutes qui ondulaient devant ses yeux, teintant le papier blanc des arabesques grises du crayon et de délicates touches de couleurs. Les sourcils fins, le nez et les pommettes parsemés de taches de rousseur, les lèvres pleines, relevées en l'un de ces sourires insolents et sarcastiques qui lui étaient habituels... Au fond des iris dont le brun clair tirait sur l'ambre, la dessinatrice avait même réussi à rendre cette lueur de défi qui étincelait si souvent dans son regard – mélange d'assurance, de détermination et d'arrogance. Son visage au léger hâle était encadré d'une épaisse chevelure blond vénitien qui cascadait dans son dos en une coulée d'or et de cuivre – certaines boucles étaient si rousses qu'elles paraissaient sur le point de prendre feu, comme si les cheveux s'étaient par endroits métamorphosés en flammes crépitant et se tordant au-dessus d'un brasier.

Mayäne finit par détacher son attention du visage pour se concentrer sur le reste du corps. Sa petite sœur l'avait en effet représentée des pieds à la tête, vêtue de la tenue Aline traditionnelle – celle des matelots, bien sûr, non pas les habits ordinaires de ceux qui restent à terre pour trier les poissons, fabriquer du rhum ou réparer des navires. Ses yeux caressèrent les hautes bottes et les étoffes colorées, aussi légères que des voiles de bateau, avant de remonter pour s'attarder sur le bandeau qui retenait ses longs cheveux bouclés, si rebelles qu'il lui fallait parfois des heures pour réussir à les peigner lorsque le vent soufflait et qu'il les avait emmêlés... Des plumes et des perles de verre y étaient également accrochées et Althéa avait poussé l'exactitude jusqu'à dessiner minutieusement l'une de ses plumes favorites, celle de cormoran, qu'elle avait plongée dans des pigments rouges qui avaient tendance à s'effacer avec le temps. De même, son oreille – la seule qui fût visible – était ornée de ces petites pierres de couleurs vives qu'elle aimait tant dénicher dans les échoppes des brocanteurs ou lors de ses promenades sur la plage et, autour de ses bras et de ses doigts, elle reconnaissait les bracelets et les bagues – en or, pour la plupart – qu'elle portait en cet instant  précis.

« Tu es vraiment douée, Théa... »

La remarque, faite à mi-voix – presque un simple souffle – lui avait échappé. Mais elle était absolument sincère. Rien ne manquait au portrait de la jeune fille et il lui sembla soudain qu'il allait prendre vie à son tour, se détacher de son support de papier et se mettre à marcher à grandes enjambées dans le couloir, de ce pas vif, impatient, parfois légèrement chaloupé qui était le sien, prendre la parole, même, avec ses propres intonations, sa voix puissante et chantante de femme du Sud...

Mayäne détaillait une dernière fois la silhouette mince et décidée qui défiait l'horizon du regard – la taille fine malgré les formes généreuses, la légère musculature qui commençait à apparaître et qu'elle comptait bien développer dès qu'elle aurait enfin embarqué sur un navire – quand elle constata soudain quelque chose. Un détail dont elle ne s'était pas encore rendue compte.
Un sabre. Pendu à sa ceinture. Assez court, à la lame d'argent incurvée. Un sabre Aline, en tout point semblable à ceux qu'elle avait admirés, de loin, se balançant au flanc des capitaines rentrés au port ou s'apprêtant à reprendre le large... Un sabre qu'elle n'avait pas en sa possession.

« Et ça ? »

Althéa n'eut même pas besoin de lui demander ce qu'elle entendait  par « ça ».

« Un sabre de pirate. »

Un sourire naquit sur les lèvres de la jeune blonde lorsqu'elle croisa le regard de son aînée. Ses yeux brillaient.

« Celui que tu posséderas quand tu en seras une à ton tour. »

Caractère

« Qui a dit que je n'aimais pas jouer avec le feu ? Parfois, l'importance du défi et la valeur de la récompense méritent que l'on s'y brûle. » | Mayäne Atelstan
« Alors comme ça, tu veux embarquer sur le Corail ? »

Mayäne hocha fermement la tête tout en s'efforçant de ne pas cligner des paupières malgré la fumée qui s'échappait de la pipe de son interlocuteur et tournoyait autour de son visage, lui piquant le nez et les yeux. Il faisait sombre dans la petite taverne à l'intérieur de laquelle le vieux capitaine lui avait donné rendez-vous, et la jeune femme distinguait à peine le visage ridé et buriné qui lui faisait face.

« Et qu'est-ce que je gagnerais à prendre dans mon équipage une crevette dans ton genre, qui a tout juste un an d'expérience et n'a jamais passé plus de quelques mois sur le même bateau ?
- Ce n'est pas parce que j'ai choisi de travailler uniquement par contrat et de changer fréquemment de navire que je suis moins habile ou moins efficace. Refuser de demeurer trop longtemps au même endroit, attachée au même bateau, au même capitaine, ne m'empêche pas d'apprendre. Et de m'améliorer. »

L'homme, devant elle, se passa pensivement la main dans sa barbe grise. Un silence tomba sur leur table, puis :

« Dans ce cas, je t'écoute. »

Mayäne arqua un sourcil, surprise, mais déjà le capitaine s'expliquait :

« Parle-moi de toi. Fais en sorte que j'aie l'impression de te connaître, de savoir qui tu es, ce que tu cherches, ce que tu vaux. Tes qualités, mais aussi tes défauts. Et essaie de me convaincre que j'ai réellement besoin de toi. »

Il avait planté son regard dans le sien et la jeune fille ne baissa pas les yeux.

« Je vous l'ai dit, je me nomme Mayäne Atelstan et j'ai dix-huit ans. Ça fait un an que je travaille en tant que matelot à bord de différents navire, mais j'ai toujours adoré la mer et les bateaux. Je possède un Don d'Aline, il n'est pas très développé mais me permet de me rendre utile lorsqu'il le faut, d'aider l'équipage à maîtriser le vent, les vagues ou le courant, à contrôler et diriger le navire... J'ai aussi appris à escalader les voiles et les cordages, à manier le poignard, et même le sabre – et, quand c'est nécessaire, je me débrouille en combat au corps à corps, même si ce n'est pas toujours avec des méthodes très... orthodoxes. »

Pour la première fois depuis le début de leur entretien, le vieil homme esquissa un sourire.

« Tu sembles bien fière d'appartenir la culture Aline, fillette... Qu'est-ce que ça représente, pour toi ?
- L'aventure. »

Mayäne avait répondu sans marquer la moindre hésitation.

« Mais aussi la gloire, la liberté, l'exploration, la découverte. C'est de ça que je veux vivre. Devenir pirate, faire de grandes choses, être connue et admirée... »

Le capitaine l'interrompit d'un toussotement ironique.

« Malheureusement, on ne devient pas une légende de la piraterie célébrée dans tout l'Archipel en un claquement de doigts. Ce sont là de beaux rêves, gamine, mais qui sont loin de correspondre à la réalité...
- Je préfère parler d'ambitions. »

La jeune femme posa les coudes sur la table et se pencha en avant, les yeux plissés :

« L'ambition de me faire respecter, par exemple. De cesser de me faire constamment appeler filletteou gamine. »

Elle savait qu'elle risquait à tout moment d'aller trop loin, de franchir la limite qui s'était tacitement instaurée entre le vieux pirate et elle. Cependant, après un premier instant de stupeur, ce dernier, contre toute attente, éclata de rire.

« Ambitieuse, arrogante et dotée d'un certain mordant, pour ne pas dire d'une répartie certaine, donc. Un tempérament... intéressant. Quoi d'autre ? »

Un « fort caractère » : c'était ce que l'on disait d'elle sur la plupart des bateaux sur lesquels elle travaillait. Lorsqu'elle était petite, ses parents lui reprochaient souvent son orgueil et son obstination, mais elle avait rapidement su en tirer profit.

« Je suis maligne, intelligente, débrouillarde, déterminée et courageuse. Je ne crains ni le danger, ni le travail, ni l'effort, je suis curieuse et j'apprends vite.
- Fiable ?
- Mes alliés et mes compagnons de voyage peuvent compter sur moi. Étant donné que je change souvent de navire, j'évite de trop m'attacher aux gens que je rencontre, ça... ça me permet d'avoir moins de difficulté à les quitter. Mais je suis quelqu'un en qui on peut avoir confiance. Tant que je reste sur un bateau, ma loyauté va à son capitaine et à son équipage, et ce pour toute la durée de mon contrat. Je ne trahis jamais une parole donnée. »

Son interlocuteur avait l'air pensif et elle se demanda s'il avait remarqué sa brève hésitation – la première depuis qu'elle avait commencé à parler. Repousser les personnes qui cherchaient à se rapprocher d'elle lui coûtait en effet plus que ce qu'elle voulait laisser paraître et, parfois, lorsqu'elle regardait les hommes d'équipage échanger des chopes de bière ou des plaisanteries, elle sentait monter en elle un étrange sentiment, proche de la nostalgie. Nouer des relations plus profondes, des liens plus étroits... Ne pas se satisfaire des simples rencontres qu'elle faisait dans les ports ou à bord des navires, avoir des amis, elle aussi, des gens qui la connaîtraient vraiment, auxquels elle tiendrait, et qui tiendraient également à elle...
Les mots du vieil homme la ramenèrent à la réalité.

« Un bon capitaine se doit aussi de connaître les défauts et les faiblesses de ses hommes. Quels sont les tiens ? »

Ses faiblesses. Mayäne détestait montrer les siennes. Les doutes qu'elle dissimulait derrière son assurance de façade, par exemple, cette impression qui la prenait quelquefois à la gorge jusqu'à lui donner le vertige – cette sensation que, à travers son constant besoin de changement et de mouvement, elle ignorait en réalité où elle allait vraiment, ce qu'elle faisait, parfois même ce qu'elle disait ; combien de fois avait-elle quitté un bateau sans savoir si un autre serait prêt à l'accepter parmi son équipage, combien de fois avait-elle crânement dépensé l'ensemble de ses maigres économies dans une taverne sans être sûre de pouvoir trouver à manger le lendemain, combien de fois avait-elle assuré être capable de se repérer le long d'une côte qu'elle ne connaissait que de nom... Sa sensibilité exacerbée, aussi, l'intensité de ses émotions, qui se traduisaient par des réactions parfois disproportionnées, que ce soit dans ses accès de rage ou de tristesse. On la disait colérique, mais c'était bien plus profond que cela. Elle se souvenait encore du jour – elle devait avoir une dizaine d'années – où elle avait assisté à la mise à mort d'un requin-baleine échoué sur la plage, des cris excités des enfants qui l'entouraient et de la détresse poignante qui avait soudain fondu sur elle alors qu'elle se tenait là, les pieds nus enfoncés dans le sable et les joues couvertes de larmes salées qu'elle essayait désespérément de retenir, en serrant les dents et en crispant les poings.
Mais il était hors de question qu'elle révèle tout cela au pirate.

« Je crois que vous avez déjà eu un rapide aperçu de mes principaux défauts... D'abord, une certaine tendance à... l'insolence et l'impertinence, disons. Ensuite, je parle beaucoup, ce qui peut agacer certaines personnes, et je suis dotée d'un humour noir qui ne plaît pas toujours. Enfin, je peux également me montrer entêtée, irascible et emportée. »

Comme elle se taisait, le vieux capitaine haussa un sourcil.

« C'est tout ?
- Tout ce que vous avez besoin de savoir, oui. »

L'homme se rencogna contre le dossier de sa chaise sans cesser de la fixer. Puis, lentement, ses lèvres s'étirèrent en mince sourire.

« Bienvenue à bord du Corail, matelot. »

Histoire

« Un jour, tout le monde connaîtra le nom de Mayäne Atelstan. En attendant, même inconnue, je suis une pirate. Et que serait un pirate sans liberté ? » | Mayäne Atelstan

1er mois de l'été de l'année 167
Au large de Pointe-aux-Phoques

Cher Peeter,

Je ne sais pas par où commencer. En fait, je n'avais même pas prévu de t'écrire cette lettre. C'est compliqué, tu sais, d'envoyer une lettre quand on est en mer. Il faut d'abord réussir à écrire malgré le tangage du navire, puis s'arrêter quelque part sur la côte, trouver quelqu'un qui acceptera de porter la missive jusqu'à la capitale moyennant quelques sous... C'est d'ailleurs pour cette raison que je donne si peu de nouvelles à ma famille. Mais ça fait des jours que je pense à toi, que je revois les fossettes qui se creusent au coin de tes lèvres quand tu souris, que ton nom flotte devant mes yeux lorsque j'observe l'océan. Étrange, tout de même. Cela faisait deux ans que je croyais t'avoir presque oublié...
C'est Althéa qui m'a reparlé de toi. Je suis allée lui rendre visite, à elle et à mes parents, il y a maintenant une semaine, profitant d'une brève escale à Cap-aux-Vents. Elle m'a dit qu'elle t'avait revu le mois dernier, que vous aviez un peu discuté, que tu allais bien et que tu avais cessé de courir les tavernes et les filles pour te mettre sérieusement au travail dans la poissonnerie de tes parents. Et puis, elle m'a raconté que, au moment où vous alliez vous quitter, tu lui avais posé des questions sur moi. Que tu avais voulu te renseigner sur ma vie, mes activités, mes contrats. Et que, au fil des interrogations et des réponses, tu avais peu à peu laissé poindre toute l'amertume, tout le ressentiment, toute la peine que tu éprouvais encore – que tu n'avais cessé d'éprouver pendant ces deux années.
Je suis désolée de t'avoir blessé, désolée de t'avoir meurtri par mon départ. Désolée si tu t'es senti abandonné en apprenant, un beau matin, que j'étais partie sur ce grand navire noir amarré dans le port, que nous admirions tant tous les deux. Désolée de ne t'avoir rien dit. C'était suffisamment difficile de persuader mes parents de me laisser les quitter, tu sais. Je ne voulais pas, en plus de cela, devoir convaincre un ami...

Tu sais bien, Peet', que personne n'a jamais pu me retenir. Tu me connais depuis assez longtemps pour avoir appris cela. Toute mon enfance, j'ai souffert de l'immobilisme imposé par mes parents. Je ne les en blâme pas, bien sûr : leur commerce d'architectes navals se portait bien, leur réputation au sein de la capitale était assez bonne pour nous permettre de vivre plus que correctement, nous n'avons jamais manqué de rien. Et dans un sens, moi aussi, j'aimais ça : admirer les vaisseaux en construction ou endommagés, pouvoir en toucher et en humer le bois, assister à leur élaboration ou à leur réparation progressive... Me promener au milieu des chantiers, écouter les explications des architectes et les histoires des marins ou des pêcheurs, et imaginer ensuite mes propres récits, mes propres aventures... Je comprenais cette vie de sédentaires, je respectais ce travail qui occupait notre famille depuis des générations et se transmettait de père en fils comme de mère en fille. Mais cette existence n'était pas faite pour moi, et ne le sera jamais. C'est ma sœur qui est la plus adroite de ses mains, c'est elle qui sait si bien inventer et dessiner. Pas moi. Rester sur place me pèse, j'ai besoin de sentir le vent souffler dans mes cheveux et la mer rouler sous mes pieds, de faire face à l'aventure et à l'imprévu. J'ai toujours voulu voyager, j'ai toujours eu besoin de prouver et d'éprouver mon indépendance, d'aussi loin que je me souvienne. Je veux vivre pleinement et sans entrave, voir, découvrir et explorer un maximum de choses, visiter le plus d'endroits possibles... Malgré tous les efforts de mes parents, suivre la tradition familiale ne m'intéressait pas ; et tu sais que, lorsque je souhaite vraiment quelque chose, je finis presque toujours par l'obtenir.

Tu te souviens du surnom que vous m'aviez donné, toi et les autres enfants avec lesquels on passait nos journées à nous amuser dans les rues ou sur la plage ? « La Mouette ». À cause de mes bavardages incessants, d'abord, mais surtout parce que j'étais la première à arriver sur le port lorsqu'un nouveau bateau jetait l'ancre, comme les oiseaux de mer attirés par l'odeur du poisson frais. Une fois, je courais si vite que j'ai même failli me tordre la cheville en glissant sur des pavés humides... Quand on jouait ensemble aux Alines et aux Alaviriens, je voulais toujours faire partie du camp des pirates. En tant que capitaine, évidemment.
Plus les années passaient, plus les navires et l'océan me fascinaient. Pour me faire plaisir, tu acceptais de m'accompagner de taverne en taverne, où je te traînais dans l'espoir de rencontrer ces hommes et ces femmes venus de la mer auxquels je rêvais tant de ressembler. C'est d'ailleurs peut-être comme ça que tu as fini par y prendre goût... Aux tavernes, je veux dire. Et lorsqu'un vaisseau repartait, j'avais l'impression que c'était un bout de moi qu'il emportait avec lui, parce que j'avais tellement envie de me trouver là, moi aussi, de me tenir sur ce pont, en compagnie de ces marins qui chantaient en regardant décroître la terre...
Et c'est finalement ce que j'ai fait. Un bateau-pirate à la recherche d'un matelot : l'aubaine était trop bonne. J'ai dû légèrement mentir sur mon âge mais, dix-sept ans, n'est-ce pas assez pour décider de son avenir, choisir sa voie ? Le navire appareillait dans quatre jours ; il m'en a fallu trois pour faire comprendre à mes parents que ma résolution était prise et que j'embarquerais qu'ils me l'autorisent ou non. Me séparer de ma petite sœur a été le plus difficile. Quant à toi... Je suis sûre que tu me connaissais trop bien pour ne pas savoir, au fond de toi, que je partirais un jour – n'étais-tu pas ce qui pouvait pour moi se rapprocher le plus d'un meilleur ami ? Ce qui t'a peiné a été évidemment mon silence, ce brusque abandon, ce départ sans explication – cette disparition, plutôt. J'ai toujours détesté quitter les gens, je veux dire les gens que j'apprécie vraiment : c'est pour cela que j'essaie aujourd'hui encore de pas m'attacher, de tenir les autres à distance ; parce que je sais que les adieux font mal, et que je refuse d'être retenue quelque part comme je l'ai été pendant dix-sept ans... Je ne cherche pas à excuser ma conduite, simplement à t'expliquer qu'elle tenait plus de la lâcheté que du mépris ou du désintérêt. Je me souviens avoir eu honte, à l'idée de partir comme une voleuse, mais le bonheur d'être enfin en mer n'a pas tardé à effacer tout le reste.

Ensuite... Que dire ? Ça fait maintenant deux ans que je navigue, uniquement sur contrat : je ne reste donc jamais plus de quelques mois sur le même bateau. J'ai affronté des tempêtes et des navires ennemis, transporté des marchandises jusqu'aux côtes de Gwendalavir et même pénétré à l'intérieur des terres alaviriennes. Ça n'a pas toujours été facile, ma jeunesse, mon état de femme et mon inexpérience des débuts m'ont parfois obligée à mentir ou à tricher sur mes aptitudes de matelot, sur mes réelles capacités, mais l'océan était ma récompense. Et puis, j'ai fait la connaissance de plusieurs pirates incroyables, comme le célèbre Fynn Fearain, l'un de mes tout premiers capitaines. Je crois que c'est sur son navire que j'ai passé le plus de temps – peut-être cinq ou six mois – et il m'a énormément appris. Je pourrais aussi te parler de Nem Jezakins, dont le nom t'est peut-être moins familier et dont j'ai quitté le bateau, le Dragon des Mers, il y a à peine quelques semaines. Un contrat peut-être un peu plus houleux que les précédents, car marqué par de nombreuses... confrontations – justement causées par ces petites malhonnêtetés que j'ai évoquées plus haut. Mais le propre d'un pirate n'est pas d'être sincère ou honnête, après tout, mais de vivre libre. C'est cela que je désirais, et c'est cela que j'ai obtenu. Et si je regrette de ne pas t'avoir prévenu de mon départ, je ne pourrai jamais regretter d'avoir pris la décision de m'engager sur ce premier navire, d'avoir enfin levé l'ancre.

Alors voilà, je tenais juste à te dire ça. Essayer de t'expliquer ce que tu as ressenti comme une trahison. Te faire comprendre que, quoi qu'il en soit, tu restes le plus proche ami que j'aie jamais eu,  et que c'est pour ça que je n'ai pu me résoudre ni à te dire au revoir ni à reprendre contact avec toi durant ces deux années. Jusqu'à aujourd'hui, du moins.
Ne te sens pas obligé de répondre à cette lettre. Mais, si tu avais par hasard envie de me revoir malgré tout, sache que ce serait avec plaisir que je passerais quelques heures avec toi à Cap-aux-Vents. Je ne rentre pas très fréquemment à la capitale et les haltes que j'y fais sont souvent brèves, mais n'hésite pas à te renseigner auprès d'Althéa : je la tiens au courant de tous mes retours.

Que la Dame et l'Océan te gardent,
Mayäne

Informations personnelles

Another dayyy of suuun | Ceci n'est pas de moi (a)
Pseudo | Celui que vous préférez :3
Age réel | 19 ans aussi
Pays d'origine | France
Parlez-nous de vous | Ex-élève de classe prépa littéraire, future étudiante en L3 de Lettres Modernes... Je profite des vacances et de la fin de la Khâgne pour faire enfin autre chose que travailler. Comme le RP par exemple *.*
Familier avec l'univers de Pierre Bottero ? Je suis sur un autre forum RPG basé sur l'univers de Pierre Bottero depuis presque 6 ans, donc oui !

Comment avez vous connu le forum ? Via.. quelqu'un qui se reconnaîtra (aa) Et un lien de partenariat.
Un commentaire sur le forum ? Il me plaît déjà *w*

Demandes particulières | Nop'

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Eleanor Nil'Lysah
Maître Marchombre
MON AMOUR MON ANGE AAAAAAH TU ES LA !!!! Ourzy hug !

Hein ? Non, c'est pas moi Ange J'vous assure !!!!

En tout cas bienvenue, mon ange, j'suis trop trop trop contente que tu aies craqué, mais bon, je t'ai déjà noyée sous l'amour donc je vais pas recommencer thatlook Maintenant, je vais lire cette fiche Oh oui ! Oui, il fallait que je sois la première à te souhaiter la bienvenue, et alors ? /PAN



Merci merci merci merciiiiiiiiiii Aki !!! ♥

I'm a Gourou. The Gourou Of Music. Cool !



Tous mes moi:


PAILLEEEEEEEEEEETTES:
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.jeun.fr
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Kyllian Steredönn
Dresseur de chiens de traineau
Bienvenue en Gwendalavir


Bienvenue sur le forum, Mayäne ! In love
*Lance des cookies sur Maya et sur Léa*

Je suis tellement heureuse que ma petite rouquine t'ai tapée dans l'oeil! Il faudra discuter plus en détails de notre lien avec mon DC, Fynn, du coup Face

Je t'invite à consulter l'Encyclopédie si tu as des questions sur l'univers de Gwendalavir.
Tu peux également aller jeter un œil au guide du Nouveau Joueur pour t'aider à bien débuter sur le forum et construire ta fiche.
Finalement, tu peux aller faire une demande de parrainage si tu en ressens le besoin.

Lorsque tu as terminé, tu dois passer par ce sujet pour le signaler. Cela nous permet de te recenser plus facilement.

Tu peux aussi nous rejoindre sur Discord. Pense à inclure ton pseudo du forum dans ton pseudo sur le serveur. !

N'hésite pas à me contacter personnellement par MP pour toutes demandes ou questions !
Bon courage pour la fin de la rédaction de ta fiche ♥




Administratrice aux cotés de Syane Ril'Devah
Aperçût de mes personnages:
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Elleynah Bàthory
Maître Marchombre
Bievenuuuuue ! Happy 2

Aaaah, une copine ex-khâgneuse In love Je suis amoureuse de ce personnage et de cet avatar en plus ** J'espère que tu vas te plaire parmi nous, et qu'on trouvera l'occasion de rp ensemble héhéhé :D

Bon courage pour ta validation Deadly Hug



Merci Aki pour le kit *-*
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Wyska Benorith
Acrobate & Apprentie Marchombre
Bienvenue par ici !
Cette fiche est magnifique et se lit toute seule Bave

Ici le DC de Nem, donc il faudra discuter de leur lien. N'hésite pas à m'envoyer un Mp pour ça thatlook
Bon courage pour la validation ^^
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Ilenia Nil'Lysah
Sentinelle
Bienvenuuuuue In love !

Paraît que tu viens d'un autre forum sur le thème d'Ewilan dis donc ça doit être un forum génial avec des gens adorables que j'aime fort

En tous cas j'espère que tu te plairas ici tout le monde est vraiment génial et plein de câlins, de paillettes et de cookies Hug


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Akid Lissilyk
Dessinateur & Chercheur
Bienvenuuuuuuue ! Tip hat Encore un membre qui vient de ce forum... C'est une véritable invasion ma parole Frog! ... ... ... Certes, j'en fais aussi partie mais tout de même !

Enfin bref, j'espère que tu appréciera ton temps passé ici  houray ! Ne fait pas attention aux câlins et aux cookies qui trainent par terre, ce n'est qu'une façade pour cacher une véritable folie ! Ce qui n'est pas plus mal, tu me diras. Ha ha !

J'aime déjà beaucoup ta pirate, elle a l'air intéressante  Rhum !

A vite Oh oui ! !


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Mayäne Atelstan
Pirate Aline
Merci à tous pour cet accueil, ça fait vraiment super plaisir !! Deadly Hug

J'ai hâte de pouvoir commencer (... ou continuer, du coup /PAN) à RPer avec vous tous Oh oui !
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Naëth Telmare
Aline
BIENVENUE!!


Bon, je sais j'arrive un peu après l'abordage... Mais je suis là pour le partage du butin, et avouons le, c'est encore l'important :3

Donc, je me présente; Naëth Telmare, honnête pirate et future amie si tu le souhaite! N'hésite pas à me contacter par MP si tu veux un RP, je suis plus tôt dispo en ce moment!

Au plaisir de te recroiser sur le Discord!
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Kyllian Steredönn
Dresseur de chiens de traineau
Fiche Validée


Je déclare cette fiche officiellement VALIDÉE !

Cette fiche est tout simplement parfaite! Tu as tellement bien compris le personnage de Mayane tout en te l'appropriant et en intégrant a la perfection le concept et les particularités du forum... ce fut un réel plaisir de te lire, vraiment. Alors un gros bravo! J'ai hate de te croiser en RP ♥

N'hésite pas à faire ton journal de personnage.
Tu peux également faire une demande de RP et une demande de lien.
Enfin, tu peux allez jeter un œil aux quêtes !

L'équipe administrative reste toujours disponible pour toutes demandes ou questions
Bienvenue encore parmi nous et bon jeu !




Administratrice aux cotés de Syane Ril'Devah
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