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Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


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FLASHBACK | Année 161 | Retour d'exploration et discution

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Helizabeth Anew
Apprentie Marchombre
Cela allait faire bientôt une décade que je venais sur la place d’où partait les caravanes dans l’espoir d’y voir Maitresse Vaelhin, enfin Lexah comme elle m’avait proposé de l’appeler. Mais c’était compliqué, on ne se connaissait pas tant que ça, juste partenaire d’affaires. Je lui confectionnais des vêtements pour ses expéditions, elle me payait et cela s’arrêtait là. Et c’est pour cela que cela faisait une décade que j’attendais son retour. En effet, avant sa dernière expédition, elle m’avait demandé de lui confectionner une nouvelle tenue qui pourrait lui tenir chaud. Et normalement elle devait rentrer bientôt. C’est pour cela que je venais tous les jours. Aujourd’hui fus mon jour de chance car je la vis plus loin, en grande discussion avec une personne de dos.
Attendant que tous les deux aient finis de discuter, j’observais les caravanes qui étaient chargées ou déchargées en fonction de si elles arrivaient ou partaient pour une expédition. Retournant mon attention sur Lexah, je vis qu’elle était seule et m’approchait en souriant.

- Bonjour Maitresse Vaelhin, Lexah. J’espère que cette expédition s’est bien déroulé. Je vous, t’est apporté ce que tu m’avais demandé de te confectionner avant ton départ. J’espère que cela conviendra. Normalement ils sont à la bonne taille, j’ai repris les mesures de la dernière fois.

L’observant, je lui souris doucement avant de détourner mon attention sur son compagnon canins qui restaient à ses côtés. Aussi loin que je me souvienne, je l’avais toujours connu avec un compagnon canin et à peine en ville qu’elle repartait déjà en expédition. Elle avait autant soif de liberté que moi j’avais soif de curiosité. Et à chaque fois que je la voyais, je ne pouvais pas m’empêcher de la questionner sur ce qu’elle avait vu, vécu. Mais la question qui me taraudait le plus, c’était le temps qu’elle allait rester en ville. Et je ne manquais pas de lui poser.

- Je parie que tu vas bientôt repartir en exploration ou comme guide. Les paysages du Nord sont si beau que ça ? Je ne vais jamais plus loin que la Citadelle, quand j’y vais. Donc je n’y connais pas grand-chose. Tu peux m’en parler s’il te plait ? Je suis tellement curieuse.

Rougissant, je me rendis compte que j’avais encore une fois beaucoup trop parler et poser de questions.

- Excuse-moi, je n’ai pas su me retenir.

Penchant la tête sur le côté, je l’observais, attentive.


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Lexah Vaehlin
Trappeuse & Guide
Un voyage de deux mois. Une caravane de quinze personnes à guider le long de ces sentiers quasiment effacés où se faufilent aussi bien gibiers que prédateurs. Une escorte Thül, pour assurer une protection bien plus efficace et imposante que ne l’aurait été la majorité d’entre elles. Des Thüls et encore des Thüls, comme s’il n’existait que cela en ce bas-monde du Nord. Les Frontaliers étaient encore bien trop occupés à retenir et pourchasser les Raïs et les autres possibles combattants préféraient les caravanes qui s’élançaient dans des voyages parfois bien plus longs, mais surtout bien plus loin au Sud, dans la protection toute relative de l’Empire. Il n’y avait effectivement aucun risque de croiser une goule, ou une meute de loups du Nord en allant vers Al-Vor.

Pour la prochaine caravane cependant, il n’y aurait pas d’escorte. Rien qu’elle, pour mener ce groupement de quelques chariots à peine vers le Citadelle. Ce n’était pas une caravane à proprement parler, pas réellement des marchands non plus. Les chariots seraient remplis de ce que les Frontaliers avaient déjà acheté, ou plus réellement commandé au précédent passage, et iraient tout droit au travers des Marches du Nord jusqu’à la Citadelle. De la rapidité, et de la discrétion dans cet endroit sauvage qui ne laissait pas la place à l’hésitation.

Mais pour le moment, elle venait surtout réclamer sa paye au maître caravanier :

- Weye ! M’aurais-tu par le plus grand hasard oublié, maître caravanier ?

Un grognement plus tard, elle repartait avec une bourse légère, mais suffisante pour se nourrir et s’équiper pour son prochain voyage.

Le vent soufflait ce jour-là à Al-Far, bien plus qu’il n’en avait l’habitude. S’engouffrant dans les rues les plus larges jusqu’à renverser certains étals de marchand, il était annonciateur du mauvais temps qui devait s’abattre sur les Plateaux d’Astariul, plus au Nord, et qui ne tarderait sans doute pas à suivre l’Ombre jusqu’à Al-Far. La place des expéditions n’était pas bien pleine ce jour-là, la météo peu clémente, avait sans doute fait annuler les départs prévus, il y avait pourtant quasiment autant de marchands que dans ses souvenirs. Des vêtements neufs ou d’occasions, au cuir marqué, des armes brillantes au tranchant acéré, ou à l’inverse plus élimé qu’un coutelas rouillé. Et la nourriture, des aliments qui dégageaient cette odeur appétissante. Celle qui force à s’approcher et à déposer sur la table sa bourse, pour se repaitre encore et encore jusqu’à plus faim. Pour repartir, le ventre plein, et les poches vides.

- Lexah !

Une voix masculine, la héla alors qu’elle s’écartait de la foule, pas réellement à son aise dans cette marée humaine.

- Brajne.

Encore un Thül, comme s’ils s’étaient passés le mot ces derniers temps. L’échange fût cependant poli, tournant plus autour d’une future caravane qu’ils auraient l’occasion d’escorter ensemble que de ce qui semblait vraiment intéresser le guerrier. Cela semblait bien peu importer à Lexah, qui l’observait d’un air quasiment insondable, s’imaginant sans doute déjà loin, les pieds suivant un sentier invisible, Belle galopant autour d’elle, joyeuse.

- D’accord, nous en reparlerons autour d’un verre, avant que la caravane ne parte. A plus tard, le Thül.

S’écartant de son côté, Lexah parcourut la place des yeux, elle avait rendez-vous avec une petite marchande. Celle-ci avait pour habitude de lui rapiécer ses vêtements, de manière tout à fait acceptable et pour un prix minime, ce qui convenait au mieux à la bourse de la jeune femme.

A peine plus vieille qu’elle, Lexah semblait pourtant bien loin de cette petite citadine au regard curieux et émerveillé, avide de savoir.

- Bonjour Maitresse Vaelhin, Lexah. J’espère que cette expédition s’est bien déroulée. Je vous… t’aie apportée ce que tu m’avais demandée de te confectionner avant ton départ. J’espère que cela conviendra. Normalement ils sont à la bonne taille, j’ai repris les mesures de la dernière fois.

Comme à l’accoutumée, les vêtements étaient impeccables, et ils lui seraient d’une utilité sans aucun doute importante à ce prochain départ pour la Citadelle.

- Bonjour Helizabeth. Je ne doute pas qu’ils le soient, ils l’ont toujours été jusqu’à maintenant.

Un léger sourire étirait les lèvres rosées de Lexah, celle-ci finissait de ranger la commande, quand, comme à chaque fois, un flot de questions se déversa de la bouche d’Helizabeth :

- Je parie que tu vas bientôt repartir en exploration ou comme guide. Les paysages du Nord sont si beau que ça ? Je ne vais jamais plus loin que la Citadelle, quand j’y vais. Donc je n’y connais pas grand-chose. Tu peux m’en parler s’il te plait ? Je suis tellement curieuse.

Tout avait été dit dans un tempo presto, les questions s’enchaînant sans attendre la réponse de la précédente. Et le tout, pour se terminer par des excuses sous quelques joues rosies par la gêne.

- Ne t’excuse pas, Helizabeth. Je repars effectivement, mais seulement demain. Nous ne sommes pas pressées comme d’habitude, et je peux pour une fois prendre le temps de répondre à tes questions.

Cela changerait bien des autres fois, les transactions s’étaient faites dans l’urgence. Celle que Lexah avait à sortir de la Ville à nouveau, celle du départ instantané de la nouvelle caravane à escorter, à peine rentrée de la précédente. Un rythme bien rapide aux yeux d’un public parfois surpris.

- Allons boire un extrait de Rougeoyeur glacé au Chat sur un Tonneau, cela fait longtemps que je n’y ai pas goûté. Je t’invite.

L’auberge n’était pas bien loin, et Lexah y trouverait à la fois une chambre pour la nuit, et de quoi asseoir Helizabeth le temps de répondre à ses questions.

Après avoir par réflexe vérifié le coulissement de sa dague à sa cuisse, Lexah se détourna, Belle à ses pieds s’étirant avant qu’elles ne se mettent en marche.

- Alors… Je repars demain, avec une petite caravane, vers la Citadelle justement, celle-ci…

Alors qu’elles se dirigeaient ensemble au travers des rues peu remplies, Lexah avait entamé son récit. Pas bien sociable de manière générale, elle n’était pourtant pas contre un peu de compagnie de temps à autres.


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Helizabeth Anew
Apprentie Marchombre
Je rosis de plaisir en l’entendant dire que cela serait parfait comme d’habitude. J’étais contente que cela lui plaise. Et le pompon fut qu’elle ne m’en voulut pas de toute mes questions, acceptant même d’y répondre. Enfin, elle le ferait une fois que l’on serait installé devant des boissons au Chat sur un Tonneau. Cependant elle m’annonça qu’elle ne repartait que le lendemain, ce qui me ravissait. Cela n’allait pas être la course comme cela avait été le cas bon nombre de fois. A peine elle arrivait, déjà elle repartait, ce qui faisait que je la voyais en coup de vent.
Hochant vigoureusement la tête, je la suivis quand elle se mis en route vers la taverne, suivie par son chien qui ne la quittait pas d’une semelle.

- D’accord tu m’invites pour cette fois, mais la prochaine c’est pour moi, cela te va ?

Je ne savais pas quand était la prochaine fois, et puis ma question n’était que pure rhétorie, je ne la laisserait pas m’inviter la prochaine fois. Mais nous en étions pas là, et puis Lexah commençait à répondre à mes questions donc j’avais beaucoup d’informations à emmagasiner. D’habitude, du fait qu’elle était toujours en coup de vent en ville, on ne parlait pas beaucoup. Et elle me semblait d’un naturel taciturne. Mais, elle devait avoir de la compassion pour mon immense curiosité car elle répondit à toute mes questions pendant qu’on faisait route, et même quand on fus installées au Chat sur un Tonneau, devant nos Rougeoyeur glacé. Et je buvais ses paroles. Finalement, elle termina ses explications et j’en profitais pour me faufiler dans la brèche pour une unique question, enfin une constatation.

- A t’entendre, tu aimes voyager. Mais ce n’est pas trop dure d’être seule parfois, sans famille ? Même si tu as ton compagnon à quatre pattes.

Buvant une gorgée de ma boisson, je manquais de m’étouffer en avalant de travers, ce qui me fis rire nerveusement.


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