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Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


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Ross Crainn | Pirate, Aline et Capitaine de la Perle des Sables

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Ross Crainn
Capitaine Pirate Aline
Ross Crainn
Étranger | Aline | Capitaine Pirate

Généralités

Nom | Crainn. Comme ton père et ton grand-père avant toi, on t’appelle bien plus souvent Capitaine Crainn.
Prénom | Ross. Prénom choisi par ta mère, en honneur de son frère décédé.
Sexe | Homme. Difficile d’en douter.
Âge | 36 ans. Sachant que tu es né quelque part pendant le 1er mois de l’hiver 130.
Lieu de Naissance | La Perle des Sables. Ou les mers du Sud plus précisément. Le vaisseau voguait alors quelque part entre le continent et les îles Aline lorsque tu es né.
Peuple | Aline. Cœur, corps et âme. D’un père et d’une mère Aline, il ne peut y avoir aucun doute là-dessus.
Métier | Capitaine de la Perle des Sables. Un vaisseau pirate passé de générations en générations (ou presque) jusqu’à toi.

Description Physique

« Le Capitaine Crainn ? Un vrai gâchis qu’il soit fidèle à sa cinglée de lieutenante, si vous voulez mon avis. » | Inath Jil’Novu, ex-conquête
Tu détestes ça, mais tu ressembles à ton père comme deux gouttes d’eau. Mais considérant le patrimoine génétique dont tu as hérité, on ne te peut pas dire que ce soit à ton désavantage. A part ce léger inconvénient et la large cicatrice qui te barre le cou – maintenant recouverte d’un tatouage – tu es cependant globalement satisfait de ton apparence physique. Tu te trouves objectivement beau. Et même si tu n’es pas objectif du tout, on ne peut nier que tu corresponds à un certain standard de beauté. Sans compter que tu attires les regards par ton charisme et ta prestance, à la frontière entre dangereux et séduisant. Combien de femmes se sont damnées pour toi, ton charme et ton allure rebelle ? Tu aurais perdu le compte si seulement tu l’avais tenu un jour. De ton père donc, tu as hérité de sa chevelure brune, presque noire. Si tu les portes mi-long, ce n’est pas seulement une question de style, mais surtout parce que des cheveux longs nécessitent de voir des ciseaux moins souvent que des cheveux courts. Ceci dit, le fait que tu peux les laisser flotter au vent n’est pas complètement étranger à ce choix.

Etant plutôt grand, tu dépasses la majorité des gens d’au moins une petite demi-tête. Bien que ça contribue sous doute à ta prestance naturelle, ça implique aussi que tu ne tiens pas debout dans la grande majorité de la cale. Mais comme tu n’es pas maladroit et que tu connais le bateau comme ta poche, tu ne te tapes jamais. Le soleil impitoyable des mers du Sud a halé ta peau et éclaircit tes tatouages que tu dois donc faire encrer de nouveau une fois de temps en temps. Au fil des années, tu en as accumulé un certain nombre sur la partie supérieure de ton corps. Ils mettent en valeur ta musculature, pourtant assez peu visible sous tes vêtements. Une flèche recouvre la cicatrice que tu as dans le cou, souvenir de la fois où tu as failli mourir des mains de ton frère. Une boussole est dessinée sur ton omoplate. Sur l’autre, un grand deux-mâts aux voiles déployés défie les vagues. Sur ton épaule, la figure de proue du Dragon Noir – détruite avant la vente du navire – s’oppose à la figure de proue de la Perle des Sables, située elle, sur l’autre épaule, du côté du cœur. Dessous, ton pavillon est représenté. Deux sabres croisés dont un brisé, qui représente tes parents ornent tes cotes. Une dizaine d’autres tatouages à motifs réguliers typiquement Alines sont disséminé un peu partout sur ton corps. Quelques cicatrices s’ajoutent au tableau final.

Bien que ton visage trahisse toutes tes émotions, il est difficile de les démêler les unes des autres. D’autant que ta barbe, sans pour autant cacher ton visage, contribue à masquer tes expressions. Elle est rarement longue et toujours soigneusement bien taillée. Tout comme tes cheveux, elle est légèrement ondulée et très souvent constellée de cristaux de sel. L’exposition prolongée au soleil a dessiné des petites rides sur ton front, à l’extrémité de tes paupières et à la commissure de tes lèvres. De ta mère, en revanche, tu tiens le reflet acajou dans tes yeux. Sans ça, ils seraient d’un brun terriblement banal. Mais la touche de lumière leur donne toute leur profondeur. Ils savent être le reflet de ton caractère, tantôt charmeurs et tantôt menaçants. De ta démarche se dégage une impression de grande confiance en toi. A la fois nonchalant et très sûr de toi en même temps, tu marches à un rythme. Même à terre, tu gardes cette habitude de te tenir fermement sur tes deux pieds, droit comme un mât, comme si une vague pouvait surgir à tout instant.

Tu portes une certaine attention à ton style vestimentaire. Bien que ce que tu portes se doit d’être avant tout pratique et confortable, tu ne délaisses pas non plus le côté esthétique. La grande majorité de ta garde-robe est faite sur mesure et surtout, ne laisse aucun doute sur ta richesse. Les matières sont nobles, les tissus sont d’excellentes qualités, parfois brodés de fils d’or et les touches finales sont impeccables. Tu aimes aussi porter des bijoux, notamment des bagues aux doigts mais aussi, une bague d’oreille en argent que tu ne retires jamais. Ta tenue habituelle se compose souvent d’une chemise à manches longues remontées, d’un pantalon ajusté aux chevilles, d’une veste à manches larges et boutons en hiver et d’une paire de solides bottes en cuir. Le tout se complète la majeure partie du temps d’un tricorne qui te protège la tête et les yeux du soleil, été comme hiver. Il n’est pas rare que tu t’attaches les cheveux lorsque tu es concentré.

Bien que tu ne sois pas un excellent combattant, tu te débrouilles cependant correctement. Tu ne tiendrais pas deux minutes face au gagnant du Tournoi d’Al-Far, mais tu es tout de même bien meilleur qu’un soldat quelconque. Voir même un sous-officier moyen. Ton arme de prédilection est sans surprise le sabre Aline, court et courbé. Mais à l’occasion, tu te sers aussi d’une hache d’abordage, utile pour sectionner les cordages au besoin. Enfin, bien que tu ne saches pas te servir d’un arc, tu maîtrises plutôt bien l’arbalète. Evidemment, tu affectionnes aussi beaucoup les coutelas. Comme ton père et ta mère avant toi, tu as le Don Aline. Ce dernier est assez fort, quoique particulièrement imprévisible. Difficile de dire si c’est parce que tu ne l’as jamais assez travaillé ou si c’est dû à ton caractère.

Caractère

« Méfie toi de ce gars là. Il y a toujours un hic quand tu fais affaire avec. » | Rim Omaug, tavernier dans une ville côtière
Aux yeux de tous, tu es le méchant de l’histoire ! Tu te considères aussi bien volontiers comme tel. Tu le revendiques même. Tu n’es pas respectable. Tu n’es pas digne de confiance. Tu n’es pas bienveillant. Tu n’as pas d’honneur. Tu es un salaud, sans foi, ni loi. Mais pour ta défense, tu n’es pas non plus quelqu’un de mauvais. Au moins, pas fondamentalement. Tu es juste toi. Sans contraintes, sans retenues, sans compromis. Et tu te moques d’avoir le mauvais rôle – depuis bien longtemps – pourvu qu’au bout du compte, tu obtiennes ce que tu convoites. Ce que tu veux, tu l’achètes. Ce qui ne s’achète pas, tu le prends. La fin justifie les moyens. Il est alors d’autant plus simple de te faire endosser toutes les fautes lorsqu’elles sont, en fait, partagées. Personne n’aime reconnaître ses erreurs, n’est-ce pas ? Et toi le premier, tu oublies facilement les tiennes. Mais lorsqu’elles resurgissent… toutes les fautes te semblent être les tiennes. Et, quand bien même tu la combats de toutes tes forces, la culpabilité enfouie se réveille pour te dévorer l’âme. Comme si la bonne personne que tu avais tentée d’être, autrefois, venait te planter une lame dans le cœur.

Car tu n’as pas toujours été comme ça. Tu as longtemps essayé d’être ce que l’on attendait de toi : un bon fils, un bon frère, un bon ami, un bon marin, un bon capitaine, un bon duelliste, même un bon pirate. Peut-être pas assez fort, peut-être pas assez intensément. Il te semble que personne n’a jamais voulu reconnaître tes efforts. Pas assez sérieux, pas assez travailleur, pas assez motivé, pas assez présent, pas assez intelligent, pas assez fort, pas assez patient. Trop cruel, trop impulsif, trop fier, trop opportuniste. Pas assez de ça, trop comme ci. Tu as fini par laisser tomber. Tu as fini par devenir ce que tout le monde semblait croire que tu étais. Tu ne voyais pas où tu pouvais trouver ton intérêt à essayer de devenir une personne que tu n’étais pas pour des gens qui ne te le rendaient pas. Tu as juste laissé le rôle te coller à la peau. Tu l’as même exacerbé au fil des années. Et le meilleur, c’est qu’être une mauvaise personne t’a rendu bien plus heureux que d’essayer d’être une bonne personne. Par tous les récifs de l’océan, si tu avais su ça avant, tu ne te serais peut-être pas emmerdé autant d’années à essayer.

Tes défauts sont nombreux. Et tes qualités en sont rarement. A l’image de ton intelligence. Car on ne te peut pas t’enlever ça, tu es intelligent. Simplement, tu ne mets que rarement ce trait de caractère à profit de quelque chose de bon. Parce que tu es impulsif, tu ne réfléchis jamais aux conséquences de tes actes. Tu n’anticipes que très rarement, préférant l’action à la stratégie. Ce qui te donne des plans d’actions bien souvent incomplets, reposant plus sur la chance et le hasard que sur des tactiques efficaces. Les dénouements en sont, généralement, totalement imprévisibles. Mais parce que tu es fourbe et beau parleur, tu t’en sors régulièrement à bon compte. Dupant facilement jusqu’à faire croire que tout était prévu. Tu as aussi la chance de ton côté, bien souvent. Tu réfléchis toujours à court terme, penchant toujours vers la solution de facilité pour obtenir quelque chose, te moquant ouvertement des éventuelles conséquences de tes actions. Même s’il te faut utiliser tous les moyens à ta disposition. Pourquoi vouloir faire compliqué quand on peut faire simple ?

Ta fierté te pousse souvent à des actions irraisonnées et irraisonnables. Que ce soit une mesquinerie, une bagarre ou une vengeance. Au premier abord, on pourrait croire que cela te rend facilement manipulable mais, en réalité, tu es tellement imprévisible que ça apparaît rapidement comme une mauvaise idée. Tu peux te montrer très rapidement jaloux et ta rancune semble n’avoir aucune limite. L’ennui te vient rapidement et tu ne te retiens pas de démontrer ton agacement. Enfin, la politesse et la prudence sont des concepts que tu as relégués à la cale depuis longtemps. Ce qui explique assez naturellement que tes actions et tes mots semblent si souvent défier toute logique. D’autant que tu n’as ni honneur et ni principes. Tu refuses de te plier à un code de conduite, peu importe soit-il. Nul besoin d’honneur lorsqu’on est un pirate digne de ce nom, il n’y a qu’à voir où cela a mené les autres. Fynn a perdu son ami, sa femme et son navire. Ton père a perdu sa vie. Tu ne crois pas non plus aux causes justes et tu es très égoïste. Jamais on ne te verra faire une action désintéressée. Si tu voles au secours de quelqu’un, c’est que tu as vu une opportunité bonne à prendre. Tu feras toujours passer ton bonheur et tes intérêts avant ceux des autres. Kaïllane étant maintenant la dernière exception à cette règle.

Comme tout pirate qui se respecte, tu es particulièrement malhonnête. Et gare à ceux qui croisent ton chemin pour la première fois, car ton charisme débordant convainc facilement du contraire. Sans compter que tu mens comme tu respires. Mais les innocents apprennent rapidement à leur dépend que ta parole ne vaut rien, que les menaces ne te font pas peur et que même l’argent n’est pas une garantie de résultat. Il n’est pas rare de te voir demander des avances à plusieurs personnes différentes sur le même lot de marchandises, pour finalement le vendre à un marchand différent. Mais ton coup préféré, c’est de promettre une partie du butin en échange d’une information pour finalement affirmer que l’information était foireuse et vendre le butin au prix fort à quelqu’un d’autre. Lorsqu’on te donne un ongle, tu t’assures de prendre le bras. Tu ne respectes rien, ni personne. Si ce n’est peut-être la Mer et la Dame, comme tout bon Aline qui se respecte. Et le code d’honneur ! Il en faut peu pour déclencher ton agacement, puis ta colère et tu n’hésiteras pas à en informer le coupable de la manière la plus irrespectueuse possible.

Ton équipage te craint plus qu’il ne te respecte. Ce n’est pas tellement qu’ils ont peur de toi, mais plutôt de tes réactions et de tes colères. Mais si tu te montres inflexible et extrêmement exigeant envers eux, tu n’es jamais injuste. Ça ne t’intéresse pas d’avoir leur respect, leur loyauté et leur obéissance sont tout ce que tu leur demande. En échange, ils sont décemment traités et gagnent mieux leur vie que sur la majorité des autres navires. Tu ne te berces pas d’illusions cependant. Leur loyauté soit achetée et tu sais pertinemment qu’au moindre coup dur, ou si tu dépasses les bornes, tout le monde choisira de s’en aller. Ça n’empêche pas que tu les apprécie et qu’ils t’apprécient en retour. Ils bénéficient aussi d’une confiance toute relative, que tu n’accordes à personne d’autre.

Mais il ne faut pas croire que tu n’as que des défauts, tu as quelques rares qualités qui font de toi quelqu’un de généralement appréciable en société. Au premier abord, au moins. Même si tu ne te lies que très difficilement d’amitié profonde et sincère, tu as le contact facile avec les gens. Tu ne t’attaches juste pas facilement. Mais tu es plutôt sociable et drôle, ce qui contribue à ta popularité éphémère et toute relative dans les tavernes. D’autant que tu es plutôt généreux sur les tournées de bières sur ton chemin. Bon, ce que tu ne dis pas, c’est que tu ne te retiens pas de piocher dans les bourses des voisins pour payer les dites bières. Tu saisis la moindre occasion de parler de toi et de tes exploits souvent bien retravaillés. Bien que tes histoires soient souvent très exagérées, elles ont toujours un fond de vérité, qui les rendrait presque crédibles. Et ton humour contribue à la qualité de la narration. On ne peut pas t’enlever non plus que tu es sacrément obstiné et que tant que tu auras une idée en tête, quelle qu’elle soit, tu feras tout pour y arriver.

Histoire

« J’ai entendu qu’il s’était passé un sale truc entre lui et l’ancien propriétaire de la Perle… une sale histoire. » | Ktom Fiban, mousse sur la Perle des Sables
Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles lorsque Fynn a rejoint la famille ?


Sans doute pas, tu étais bien trop jeune à l’époque pour avoir des souvenirs. A tes yeux, Fynn a toujours été là. Il était ton frère… tout court. Et le meilleur que tu ne puisses jamais avoir. Inséparable, toujours à faire les quatre cents coups ensemble. Vous avez grandi ensemble, bu la première bière ensemble, tenu la barre pour la première fois ensemble, combattu dans votre premier pillage ensemble, embrassé la même fille pour la première fois. Même aimé la même personne pour la première fois et cette histoire, comme celle de votre fraternité, ne se termine pas bien. Mais tu l’aimais, tu aurais accepté de mourir cent fois pour lui. Maintenant, il aimerait te tuer cent fois, si c’était possible. A croire que les opposés s’attirent puis se déchirent. Vous n’aviez déjà pas grand-chose en commun en étant enfant, mais en vieillissant, vos caractères et les évènements ont continué de vous éloigner de plus en plus. Tout comme Fynn, tu as tenté de résister, de prétendre que votre amitié était toujours ce qu’elle était, mais c’était déjà trop tard. Ton frère et ami n’était déjà plus qu’un frère, puis maintenant, un ennemi. Et pourtant, vous êtes la seule famille qu’il vous reste, l’un pour l’autre.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles les années d’insouciance à bord de la Perle des Sables ?


A cette époque, tes préoccupations principales étaient de savoir qui grimpait au mât le plus vite et comment éviter les leçons interminables de ton père. Ça ne ressemblait pas à la liberté de devoir rester cloué sur une chaise pendant des heures à se faire bourrer le crâne d’informations qui te semblaient inutiles à l’époque. Tu n’avais hâte que d’une chose, être assez grand pour pouvoir vivre ta vie comme tu le voulais. Sans compter que, face à Fynn, toujours excellent dans tout ce qu’il entreprenait, impossible de rivaliser. Il ne te laissait aucune chance. Alors non, tu n’étais pas le meilleur, tu n’étais pas le plus intelligent et tu ne t’élevais pas non plus aux exigences insensées que ton père attendait de toi. Ce n’était pas faute d’avoir essayé, peut-être pas assez, mais rien n’était plus humiliant que d’essayer et d’échouer, encore et encore et encore. Alors que si tu n’essayais pas… on ne pouvait que de reprocher de ne rien faire… pas d’échouer lamentablement. Tu n’étais pas jaloux non, tu étais content pour lui, mais ton estime de toi préférait encore ne pas être en compétition avec ton frère.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles le dernier souffle de ta mère ?


Ce jour-là, tu as bien cru que ton cœur allait s’arrêter de battre. Tu ne t’es jamais entendu avec ton père et, comme si ta mère était la seule chose qui vous unissait, votre relation n’a cessé de se détériorer après son décès. Contrairement à lui, tu n’as jamais douté de l’amour de ta mère.  Il était grandiose et inconditionnel… et même si elle aimait Fynn comme son propre fils, elle lui avait fait sa propre place dans son cœur là où Fynn avait pris celle de Ross dans le cœur de ton père. Elle te protégeait de ces exigences et de sa colère. Elle était comme toi, pas parfaite, pas la meilleure et elle avait arrêté d’essayer, elle était juste elle-même. Et quand elle est partie, tu t’es soudainement retrouvé bien seul.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles du jour où Kaïllane a rejoint l’équipage ?


Ce jour-là, tu as été comme frappé par la foudre. Sauf que ce n’était pas la foudre, c’était elle. Incroyablement attirante avec sa liberté à toute épreuve et sa douce folie. Presque sans hésitation, elle est devenue le troisième membre de la bande. Et elle n’était pas la dernière pour inventer des combines. S’infiltrer dans les rangs contre l’interdiction du Capitaine pour leur premier pillage, c’était son idée. Au fil des années, elle a insidieusement envahi ton cœur et ton âme mais, comme une douce fatalité à laquelle tu t’étais résolu depuis le premier jour, Kaïllane a préféré Fynn à toi. Sans rien dire, tu t’es effacé pour leur bonheur. Mais ton amour pour elle ne s’est jamais éteint, ce n’est pas faute d’avoir essayé de l’oublier dans les bras d’autres. Sa jalousie dès que la moindre fille s’approchait de toi était palpable. En partie, elle t'empêchait de croire qu’un jour, elle te verrait enfin à travers Fynn.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles l’humiliation de perdre ton héritage ?


Comme si la mort de ton père n’était pas assez, tu perdais ton navire au profit de ton frère… qui, par-dessus tout, ignorait tout de cette décision. Impossible de le blâmer, lui et sa perfection qui lui réussissait si bien. Il était si parfait que même ton propre père le préférait à toi. Mais tu crois qu’il aurait tenté de contester le testament ? Tu crois qu’il aurait fait ce qu’un vrai frère aurait dû faire ? L’idée ne lui a même pas traversé l’esprit. Comme s’il avait toujours su que le bateau serait le sien. Jamais il n’avait eu l’intention de te proposer ne serait-ce qu’une compensation, un coup de main, de l’aider à voler un navire pour lui. Jamais. Rien. Quelque chose était brisé entre vous deux, quelque chose d’irréparable.

Cette nuit-là, tu es resté à regarder le corps sans vie de ton père se balancer au bout d’une corde, dans la lueur des torches. Une bouteille à la main. Une bouteille à la mer. Espérant des réponses mais ne faisant qu’attiser la haine qui bouillait en toi, en fin de compte. La tristesse que tu avais éprouvée quelques heures plus tôt s’était transformée en satisfaction. Il t’avait trahi, sa punition était bien méritée : mort au bout d’une corde plutôt que de la pointe d’une lame. Et pourtant, avec le reste de l’équipage, tu avais essayé de le sauver plusieurs heures plus tôt, mais la mission avait été un fiasco. Le seul ordre auquel tu avais jamais obéi finalement, c’était le dernier qu’il avait donné. Deux semaines après, tu profitais de la situation pour tuer le capitaine du Dragon Noir et s’emparer de son navire. Sous l’influence non négligeable de l’alcool, tu faisais un discours plus convaincant que jamais à l’équipage qui peut être résumé en une phrase « Moi ou un autre, peu importe. Tant que vous êtes riches. » qui t’assurait sa loyauté toute relative. Il ne restait plus qu’à trouver les richesses, mais une chance, tu avais toujours eu le flair pour ça.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles de Solen Alakson, un esclave vendu par tes soins ?


Sans doute pas, il n’était qu’un visage parmi tant d’autres à cette époque. Son nom t’est probablement inconnu et si tu l’as déjà entendu, tu l’as oublié aussitôt. Tu ignores qu’indirectement, tu es relié à lui par ton ami d’enfance, Lliane Falkënaen et tu ignores aussi qu’il est mort tué par les gens auxquels tu l’as vendu. Ce trafic, s’ajoutant à tes autres activités illégales, a commencé quand tu as découvert des Alaviriens cachés à bord d’un navire que tu venais d’aborder et de piller. Des femmes et des enfants. Tu pouvais les tuer, certes, c’était la solution la plus facile, mais tu n’étais pas sans pitié au point de tuer des gens sans défense. Tu étais résolu à les abandonner là, sans aucune autre forme de procès mais une discussion entendue plusieurs jours auparavant dans un endroit peu fréquentable se rappela à toi. Un tavernier discutait avec un client régulier à propos d’esclaves. Le bruit courant que certains nobles Alaviriens étaient prêt à mettre une quantité non négligeable de branches pour en acheter. Il ne t’a pas fallu longtemps pour décider de les embarquer et encore moins de temps pour trouver où les vendre. Tu t’es vite rendu compte que c’était une entreprise lucrative, donc pourquoi t’arrêter en si bon chemin. Ceci dit, ça reste une partie assez mineure de tes activités, car la demande est peu élevée. En général, tu te contentes de capturer les survivants ou les non-combattants sur les bateaux abordés.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles la première fois que tu as partagé le même lit que Kaïllane ?


Toutes ces années, tu avais bien essayé de combler le vide dans ton coeur avec toutes ces femmes. Une, voire plusieurs dans chaque ville, en bon marin qui se respecte. Mais si elles avaient temporairement réussi à te faire oublier ta solitude et ta peine, aucune d’elle n’avait réussi à allumer la moindre lueur d’intérêt à tes yeux. Malgré que rien ne soit plus comme avant, toi et Fynn faisiez toujours affaires ensemble. Rien ne t’ennuie plus que de devoir revendre les marchandises, négocier les prix et faire monter les enchères. Alors tu avais trouvé une combine. En échange d’un certain pourcentage, ton frère revendait tes marchandises. Et tu pouvais retourner à tes pillages en toute tranquillité. Les affaires roulaient et votre amitié ne tenait qu’à un fil. Mais avec Kaïllane en revanche, rien n’avait changé. Plus proches que jamais, tu lui racontais tes conquêtes, elle te racontait l’absence de Fynn. Et tu désespérais de la voir malheureuse… comment Fynn pouvait ignorer une femme comme elle, belle comme une mer déchaînée, intelligente comme un navire à travers la tempête, libre comme un courant d’air. T’y étant toujours refusé, c’était elle qui avait franchi le pas. Non pas pour Fynn, tu ne lui devais plus rien depuis des années, mais pour elle. Tu ne voulais pas qu’elle ait à choisir, tu ne voulais pas entraver sa liberté qui la rendait si parfaite à tes yeux. Un baiser, d’abord. Ainsi, tu es devenu l’amant secret, prenant ce qu’elle voulait bien te donner, sans jamais rien demander en retour.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles du souffle de la Mort te chatouillant le cou ?


Comme si tu pouvais l’oublier… la cicatrice et ton tatouage te le rappelle à chaque fois que tu croises un miroir. Un secret ne reste jamais un secret pour toujours. Mais étrangement, ce n’est pas ce qui fut la cause première de votre dernière dispute. Non, ce sont les foutus principes de Mr Parfait qui ont tout foutu en l’air. Choqué par l’esclavagisme auquel tu te livres… tu parles d’un pirate ! Tu as vu, dans ses yeux, l'incompréhension se changer en mépris et son mépris a attisé ta colère. Pour lui, tu pouvais tout endurer. La perte de ton héritage en sa faveur, certes, tu ne faisais pas le poids face à lui… mais tu étais parti sans faire d’histoire. Le couple qu’il formait avec Kaïllane, ça le rendait heureux, même si elle ne l’était pas toujours. Sa supériorité évidente sur toi dans tous les domaines, tu étais incapable d’être jaloux de lui. Ton propre père qui l’aimait plus que toi, tu étais content pour lui, ce n’est pas comme si tu t’étais jamais entendu avec ton père de toute façon. Tout ça, tu pouvais tout endurer, parce que tu l’aimais comme un frère. Mais son mépris… non, pas son mépris, pas venant de lui ! Et soudainement, tu voulais le voir souffrir, tout comme toi, tu souffrais de lire son mépris dans ses yeux. Alors, tu as révélé le pot aux roses exposant sa fiancée infidèle.

Le début de la fin. Vous vous êtes battus. Il a pris le dessus, sans surprise. Mais lorsqu’il t’a demandé une bonne raison de ne pas te tuer, rien ne t’es venu à l’esprit. Rien, absolument rien. Le néant, le silence dans ton crâne. Tu as la rage de vivre au ventre, mais appuyé contre le bastingage de ton navire volé à un autre, à moitié au-dessus du vide, avec la lame de ton frère contre ton cou et l’immobilité menaçante de la femme que tu aimes, tu t’es dit, une fraction de seconde, qu’il fallait peut-être mieux en finir. Elle allait s’en aller avec lui, parce qu’il gagnait toujours et toi, tu allais rester là avec ton navire volé, ton équipage acheté et ta solitude grandissante. Et alors que les deux équipages, sabres au clair, se faisaient face, attendant les ordres de leurs capitaines respectifs, ces derniers avaient complètement oublié leur existence. Si tu n’es pas mort ce jour-là, c’est grâce à Kaïllane. Elle seule était capable d’arrêter Fynn. Et pendant que tu étais là, immobile, te vidant de ton sang sur le pont de ton navire, elle essayait de te sauver la vie. Ton regard ancré dans le sien, tu t’excusais dans un murmure pour la première et la dernière fois de ta vie. D’avoir tout ruiné pour elle. D’avoir oublié, dans ta colère, ce qu’elle perdait. De la fiancée de ton frère, elle est devenue la tienne, puis ta femme et ta seconde. Mais si elle te le demandait, tu lui offrirais ton navire sans hésitation.


Tu te rappelles, Ross ?
Tu te rappelles de la haine dans les yeux de Fynn ?


Le point final de ta vengeance. Un plan parfaitement exécuté pour lui faire ravaler son mépris : mettre le feu à son auberge pour détourner son attention, neutraliser la garde à bord de la Perle des Sables et s’emparer du navire. Non, tu ne pourrais jamais oublier son regard. Enfin, il ressentait la même colère que celle que tu avais pour lui. Tout plutôt que ce mépris dégueulasse que tu haïssais lire dans ses yeux. Enfin, la carapace craquelée de Mr Fynn Parfait laissait transparaître sa vraie nature. Il n’avait pas le droit de te juger après tout ce que tu avais fait pour lui, tout ce qu’il t’avait pris et que tu lui avais laissé sans rien dire, sans te battre. Cet espère de pirate de pacotille avec sa fausse identité de Navigateur respectable. Il ne te restait qu’à le regarder ravaler son mépris et te délecter de sa haine. Bienvenue dans un monde de haine, de colère, de tristesse et de solitude, Fynn Fearàin ! Maintenant, la Perle des Sables était à toi à nouveau ! Ce n’était pas tout de recevoir un navire en héritage, le tout était encore de pouvoir le garder. Si tu avais eu un peu de pitié, tu aurais laissé le Dragon Noir derrière toi au lieu de la vendre. Mais il n’y avait plus de pitié qui tienne entre vous. Plus depuis trop longtemps ! Mais tu ignores juste les conséquences de tes actes…

Informations personnelles

« Passée une certaine heure... faut arrêter de vouloir faire des trucs... » | Lnou
Pseudo : Lnou, alias Tati Camion Poivron Vert Laine Fantôme Rebelle Espagnole Guenon Dico ! Le reste s'est perdu dans le grand néant de l'internet... ou devrais-je dire, du Royaume de Jean-Huguet.
Age réel | 24 ans.
Pays d'origine | Française, mais j'habite en République Tchèque présentement.
Parlez-nous de vous | Parce que mon surnom n'en dit pas assez sur moi ?! Bon, d'accord... peut-être pas. Bon, alors, je suis un camion transformer avec des supers pouvoirs de kickage.
Familier avec l'univers de Pierre Bottero ? Non non. D'ailleurs, il va falloir que je lise toute l'encyclopédie. Donc j'en ai pour un moment. Facepalm Oui, en vrai.

Comment avez-vous connu le forum ? Ha-ha-ha ! REALLY ?!
Un commentaire sur le forum ? J'aimerais dire qu'il est magnifique, mais j'ai peur de pas être objective.

Demandes particulières | Une licorne ? Je voudrais adopter une licorne, siouplaît.  :3
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ewilanrpg.com/
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Naëth Telmare
Aline
Bienvenue parmi nous cher pirate!!

On dirait que ta créatrice à finalement réussie à te donner vie Face

Bon, trèves de taquineries! Pour fêter ça... *roulement de tambourds*

Je t'offre une LICORNE!!!

Allez, bon RPtage et hâte de te rencontrer à bord Tip hat Rhum

Voir le profil de l'utilisateur
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Kyllian Steredönn
Dresseur de chiens de traineau
Fiche Validée


Mon Ross thatlook Je ne suis que bonheur et paillette de te voir le jouer, vraiment! Tu as tellement bien compris le personnage, l'a rendu humain et lui a donné vie avec tes mots. C'est juste magnifique. J'en ai eu les larmes aux yeux à un moment de l'histoire x) Et tu ne peux pas savoir à quel point j'ai hate que Fynn, Kaï et Ross se retrouvent tout les trois en RP. Ca va être... violent Ha ha !

Bref, j'ai tout lu, j'ai tout adoré, c'est tout simplement parfait ♥ Donc je déclare cette fiche officiellement VALIDÉE !

Je t'épargne le blabla habituel, je crois que tu connais la maison Face

Bienvenue à ton petit dernier, que j'adore et que je haïs de tout mon cœur oh tient, un potentiel d'oxymore /PAN




Administratrice aux cotés de Syane Ril'Devah
Aperçût de mes personnages:
Voir le profil de l'utilisateur
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Elleynah Bàthory
Maître Marchombre
Mon dieu cette fiche **

Elle est parfaite Sysy ! C'était trop bien à lire. ** J'ai hâte de le voir en rp celui là ! Tu vas nous remuer la mer avec ce petit bonhomme ! In love

REBIENVENUE Deadly Hug



Merci Aki pour le kit *-*
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Kaïllane Aïslem
Lieutenante de navire pirate Aline

MON AMOUR, TU ES LA Ourzy hug ! JE SUIS LA PLUS HEUREUSE DE LA GALAXIE Oh oui ! Enfin, je suis une des deux plus heureuses de la galaxie, y a Aki aussi du coup

Ta fiche est parfaiiiiite aaaaah, je suis morte tellement de fois, Ross est le meilleur, il est tellement aaaaaaaah !!! Oh oui ! Faites pas chier Kaïllane, vous avez vu ce qui vous attend Ha ha ! Et faites pas chier Ross, y a Kaïllane pas loin Ha ha !

« Le Capitaine Crainn ? Un vrai gâchis qu’il soit fidèle à sa cinglée de lieutenante, si vous voulez mon avis. » Elle est où celle-là que je lui coupe la tête ? Faché !

Pluie d'amour:





Tous ceux qui mordent:
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Rhéa Syriambre
Voleuse et herboriste
Aw, un méchant nuancé comme je les aime ! J'adore l'histoire et la personnalité du bonhomme. Et je vais suivre les Rps du trio de pirates en respectant une distance sécuritaire et en portant un casque, d'après moi il va y avoir du brasse-camarade. Hi hi !

Re-bienvenue, en tout cas, Sysy. Hug


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Ross Crainn
Capitaine Pirate Aline
Merci tout le monde, j'ai décédé devant vos compliments ! **
Après avoir galéré aussi longtemps... ça fait hyper plaisir. Maintenant, à chaque fois que j'aurais une mauvaise journée, je viendrais vous relire. Je vous aime à l'infini.  In love

@Kyllian Steredönn Je suis ravie d'avoir réussie à rendre le personnage comme tu le pensais. J'étais pas sûre sur certains points.

@Rhéa Syriambre Merci, c'est le plus beau compliment ! Rappelle moi de t'offrir à casque pour ton anniversaire, ça te sera utile. ♥

@Kaïllane Aïslem A mon avis, tu l'as déjà croisée celle là... elle te traite pas de cinglée pour rien.  Face

*s'en va à dos de licorne avec Kaïllane*
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Invité
Ah sacrément réussi ce pirate ! Ca donne presque envie de partir en mer =O

Et puis Albator quoi. Albator.
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