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Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


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QUÊTE DE L'EMPIRE | L'Effort de guerre

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Than Fil'Kalam
Émissaire
Ne pas étrangler sur le champ Jolgeïr ou Vaäntas est un défi pour Than. Droit, stoïque, mâchoire contractée pour contenir sa colère, il écoute sans broncher. L'équité entre noble et roturier, il la défend la plupart du temps. Mais être pris pour un vulgaire suspect dans cette histoire après avoir passé tant de temps et d'effort à se faire une couverture de renom, le protégeant de tout... Il a du mal à le digérer. Il n'éprouve aucune culpabilité pour les deux morts. Ils ne valaient pas grand chose à côté de l'importance de son secret. Mais il ne dit rien, ne proteste pas. Il se sortira sans soucis du tribunal. Ce n'est pas la première fois qu'une petite bavure survient et ce ne sera sans doute pas la dernière. Il réglera cela en temps voulu. La menace des raïs est effectivement prioritaire. Il faut être en vie pour se disculper.

Ce qu'il n'avait pas compris, par contre, c'était le "sous bonne garde". Qu'on le surveille, ok. Mais qu'on l'enferme dans une caravane, l'empêchant de prêter main forte... C'est stupide. Rhéa est la première à réagir, se levant pour parler à la thüle en charge de leur surveillance. Mais la gardienne prouve les dires quant à son espèce. Intransigeante. La jeune herboriste revient donc, frustrée et menacée de la hache de la geôlière. Debout, elle ne cache pas son inquiétude. Qu'a-t-elle donc vu dehors ? Than se lève à son tour et peut sans mal chuchoter tout en se faisant entendre d'elle tant l'espace est exigu.

-Que se passe-t-il ?

Elle ne répond pas de suite et l'émissaire pense qu'elle lui en veut de cette situation.

-Ecoute, j'suis désolé que tu sois coincée par ma faute. Je n'ai fait que me défendre et protéger le reste du groupe. Mais peu importe. C'est dangereux et folie que de nous laisser ici. Il est hors de question que je patiente sagement pendant que notre groupe risque sa peau dehors.

Il perçoit alors le silence lourd qui est tombé. Trop lourd, trop long. Il grogne.

-Pourquoi jamais rien ne se passe comme prévu, ici ?

Il s'avance, pas persuadé de faire mieux que Rhéa, mais avec l'espoir de faire abdiquer la thüle par l'usure. Il ouvre la tente et prépare son plus beau discours d'émissaire. Mais n'en dit pas un mot. La thüle a disparu.



[Mille excuse, c'est très court (mais j'ai fais plus de 300 mots  Ange ), mais à défaut de temps, je ne voulais pas vous bloquer et faire avancer le truc, donc... :) Je me rattraperai sur le prochain   ]


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La Dame
Animateur
Pendant qu’Ilenia se prépare, Tarik Constitue sa petite troupe personnelle. Il sait exactement qui emmener pour cette mission. Il lui faut les meilleurs éléments, d’autant plus que la dessinatrice semble nerveuse. Il passe donc d’un groupe de thüls à l’autre pour désigner ceux qui iront en reconnaissance. Finalement, il arrive devant le chariot où sont gardés les deux suspects de l’affaire des morts. La sentinelle est là, elle monte vaillamment et fermement la garde.

-Tu t’en sors Jörund ? Ils sont calmes ?
-La fille est bavarde mais sinon, rien à signaler Tarik. Ils se tiennent tranquilles.
-Parfait, tu vas pouvoir aller te faire relayer. Demande à Asgrim de te remplacer, j’ai besoins de toi pour l’expédition de repérage.


La Thül hoche la tête et sans attendre plus longtemps part à la recherche d’Asgrim. C’est le moment que choisit Than pour passer la tête par la tenture du chariot qui sert momentanément de geôle. Le Tarik, face à lui, le rabroue et le repousse vers l’intérieur puis prends la parole.

« -Than, Rhéa, par ici. Je vous offre une possibilité de sortir de ce trou. Dame Nil’Lysha vous réclame pour l’expédition. Courez vite vers le couvert des arbres, là-bas et attendez-moi. Mais attention, un seul petit geste de travers et je vous exécute moi-même. »

Puis, laissant les deux prisonniers  à leur décision, il se porte à la rencontre d’Asgrim. C’est un jeune thül qui n’est pas bien épais et surtout maladroit, mais il travaille toujours de son mieux et Tarik s’en veux un peu de lui jouer un si mauvais tour.

Il se place donc dans le champ de vision d’Asgrim de façons à ce que celui-ci ne puisse voir l’entrée du chariot. Il espère pouvoir donner les cinq minutes promises aux prisonniers. Tarik en profite pour donner ses ordres à la nouvelle sentinelle. Appuyant bien sur le fait que Rhéa et Than dorment et qu’il ne les verrait sûrement pas de la journée.

« - D’ailleurs, c’est bien mieux comme ça ! Au passage, pas la peine de leur apporter d’eau ou de nourriture , ils viennent de recevoir leur part. »

Et sur ces derniers mots, Tarik laisse Asgrim rejoindre son poste. Il ne se retourne pas et espère que Than et Rhéa auront été assez honnête pour les attendre et ne pas prendre la tangente.

En même temps,  se dit-il, sans eau et sans vivre, il n’iront pas loin dans ces plaines…

_______________

L’équipe Thül est au complet. Ils ne sont que quatre, sans compter Tarik et Ilenia et tous attendent que cette dernière les rejoignent avec sa monture.
Avant de partir, Tarik rappel rapidement les ordres ; quoi qu’il arrive, on ne fait pas de bruit et on attend les ordres. Ceux-ci doivent venir de la Sentinelle ou de Tarik lui-même.

Dans une sacoche, à sa selle, Tarik a pensé à prendre de vieux chiffons. Il a l’habitude de ce genre de missions. Jeune Thül, il était traqueur et bien qu’il ait changé de bord, les vieilles habitudes ne se perdent pas. Alors il a tout prévus pour pouvoir étouffer le bruit des sabots, au cas où ce serait nécessaire.

Alors la petite troupe s’engage dans la forêt et Tarik les mène à l’endroit où il a donné rendez-vous aux deux clandestins.

important:
Pour ce tour, l'ordre de jeu revient à la normale. D'abord Than, puis Rhéa et enfin Ilenia.


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Than Fil'Kalam
Émissaire
L'impression de solitude ne dure pas longtemps. Tarik s'avance vers lui et le repousse en arrière. Mais son intention n'est nullement de le tenir prisonnier.

-Than, Rhéa, par ici. Je vous offre une possibilité de sortir de ce trou. Dame Nil’Lysha vous réclame pour l’expédition. Courez vite vers le couvert des arbres, là-bas et attendez-moi. Mais attention, un seul petit geste de travers et je vous exécute moi-même.

Il n'attend pas une réponse et s'éloigne de la caravane. L'émissaire consulte du regard Rhéa et hausse les épaules. Qu'ont-ils de mieux à faire ? Prudent, il ne sort que le bout du nez du rideau les protégeant de l'extérieur, vérifiant d'un rapide coup d’œil qu'aucun gardien ne peut les voir. Tarik fait diversion à merveille !

-Allons-y ! Chuchote l'aline des terres à sa compagne de geôle.

A pas feutrés, ils se faufilent aussi vite que possible au dehors, tentant de courir sans trop faire de bruit, évitant les brindilles risquant de craquer ou les cailloux menaçant de s'entrechoquer. Ils parviennent enfin à la forêt, les couvrant totalement des regards indiscrets. De là, s'ensuit un grand silence gêné. Au vu de la situation délicate, Than se demande s'il ne devrait pas en profiter pour déserter. Mais ce serait signer sa culpabilité en gros et gras et mettre en péril sa position au sein de l'Empire. A l'inverse, une sublime bataille gagnée avec héroïsme lui permettrait de se laver de tout soupçon et de garder une popularité appréciée.

-Tu as déjà combattu des raïs ? Demande-t-il à l'herboriste.

Les guerriers-cochons ont sale réputation. L'homme en a déjà vaincu, lors de missions avec l'armée. Mais il garde en tête la difficulté et la fatigue d'un tel affrontement.

-Ils sont nombreux. Grogne-t-il. Beaucoup trop nombreux. C'est à croire qu'ils se multiplient chaque jour, qu'ils procréent plus vite qu'ils ne meurent. Ce n'est pas tellement leur force qui détruit nos armées. C'est leur capacité à nous fatiguer. Ils nous ont à l'usure...

Il veut attraper le manche de sa dague, par automatisme, mais ne touche que sa ceinture, vide. Il se souvient alors qu'on l'a privé de toutes armes.

-J'espère que Tarik va également nous rendre nos équipements. Je me sens nu. Et objectivement incapable de faire quoi que ce soit ainsi.

Il lui paraît attendre encore une éternité avant que n'arrive la petite troupe de survie. Ilenia et Tarik en tête. Ce dernier semble soulagé, peut-être même surpris, de les voir au rendez-vous. L'émissaire se dresse, fier et prêt à se battre. Il adresse un signe de tête respectueux à sa belle-sœur, espérant ne pas l'avoir contre lui. En dehors de sa couverture au sein de l'Empire, il craint plus encore de perdre celle auprès de sa femme.


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Rhéa Syriambre
Voleuse et herboriste
Malgré les menaces proférées à son endroit, Rhéa aurait pris Tarik dans ses bras avec effusion. Tout plutôt que de rester à mariner ici, dans le chariot, tandis que la promesse d’un affrontement grondait dehors. Et Than qui avait tenté – ou du moins c’est ce qui lui avait semblé – de la mettre dans sa poche en assurant qu’il n’avait jamais voulu la mêler à son imbroglio. Elle n’arrivait tout simplement pas à se débarrasser de la vision révoltante des deux morts sur le sol de la forêt. Même si pour l’heure ce n’était pas le plus important. Elle comptait bien, à sa façon, tirer le fin mot de l’histoire. Plus tard.

Maintenant… Maintenant, il fallait gagner avec discrétion la frondaison des arbres et s’y cacher. Concentrée, une épaisse capuche rabattue sur la tête, elle courut avec le noble avec toute la discrétion dont elle était capable. Même si elle était davantage habituée au milieu urbain, elle savait y faire dans ce domaine, et parvint à couvert sans bruits et sans encombres. Le cœur tambourinant, elle s’accroupit près de fourrés, étudia rapidement la possibilité de fausser compagnie aux autres. Non, le moment était mal choisi. Désarmée, sans provisions, elle n’irait pas loin.

-Tu as déjà combattu des raïs ?

L’herboriste tressaillit, puis leva les yeux vers Than.

-Non, jamais.

Jamais, et elle n’éprouvait pas particulièrement le besoin de s’y mettre.

-Ils sont nombreux. Beaucoup trop nombreux. C'est à croire qu'ils se multiplient chaque jour, qu'ils procréent plus vite qu'ils ne meurent. Ce n'est pas tellement leur force qui détruit nos armées. C'est leur capacité à nous fatiguer. Ils nous ont à l'usure...

-Ah bien, ça, ce sont des bonnes nouvelles,
grinça Rhéa avec sarcasme. Elle se risqua à se redresser, puis se résolut à attendre, les bras croisés. D’un rapide regard circulaire, elle balaya les alentours austères, passa sur les arbres pour la plupart dénudés, n’apprécia pas une seule seconde les beautés supposées du Nord.

-J'espère que Tarik va également nous rendre nos équipements. Je me sens nu. Et objectivement incapable de faire quoi que ce soit ainsi.


Elle ne pouvait qu’approuver. Elle doutait, cependant, que sa rapière légère soit l’arme la plus appropriée pour massacrer du Raï en série. Mais pourvu que Tarik trouve le moyen de la lui apporter. Pourvu qu’il y pense. Rhéa possédait son style de combat bien à elle. Un style agile, harassant, pénétrant, rehaussé par les poisons enduits sur ses armes. En combat singulier, elle se révélait une vraie guêpe que les adversaires tendaient à sous-estimer, ce dont elle tirait profit. Sur un champ de bataille, par contre… L’herboriste ne s’était encore jamais aventurée sur ce terrain-là.

Un moment interminable passa.

-Les voilà, remarqua t-elle enfin, se hissant sur la pointe des pieds pour distinguer le petit groupe malgré les bosquets denses. Elle s’avança vers Taryk qui, sans un mot, ouvrit un bras pour désigner un homme aux bras chargés des armes de Than et Rhéa. Elle remarqua aussi l’attirail prévu pour étouffer le bruit des sabots des chevaux. Par le Dragon, la prévoyance de cet homme… Ilenia savait s’entourer.

Sans cérémonies, Rhéa passa son arme en bandouillière, puis se hissa en selle derrière un des cavaliers.

-On y va ?, s’enquit-elle à la ronde.

Comme plus rien ne retenait le bataillon improvisé, ils quittèrent les lieux. Lorsqu’ils arrivèrent en vue des guerriers-cochons, l’herboriste fut la première à descendre de cheval, puis à s’avancer en catimini pour obtenir la meilleure vue d’ensemble possible. Than avait raison : les Raïs semblaient avoir un penchant pour les déplacements en grand nombre. Et ils étaient laids à faire peur…

-Pour en revenir à ce que je suggérais plus tôt, vous pensez quoi d’une diversion ?
fit Rhéa en se tournant vers ses compagnons. Son regard rencontra ceux dénués de toute gaieté des autres.


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