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Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


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QUÊTE DE L'EMPIRE | L'Effort de guerre

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Rhéa Syriambre
Voleuse et herboriste
Après la bisbille entre Than et son opposant, le reste de la journée ne présenta aucun véritable intérêt pour Rhéa. Boudeur, Hart ne lui parlait plus et le voyage se rythmait sur le trot des chevaux. Ainsi, elle put laisser son regard dériver sur les paysages gris qui s’offraient à eux. Pas encore de quoi dépayser...

Avec un certain soulagement, la jeune femme tint enfin l’occasion de s’ébrouer lorsqu’ils firent halte dans un champ pour la nuit. Ce soir-là, l’herboriste en profita pour discuter avec les éclaireurs de la compagnie, s’enquit des plantes qu’ils apercevaient dans les bois des environs. Elle se prêta à un jeu d’adresse contre l’un d’eux, en une sorte de flirt de bon aloi et sans conséquences.

À un moment, près de l’heure du repas, alors qu’ils se tenaient tous rassemblés autour d’un feu, Jolgeir s’empara de la conversation des voyageurs avec un mélange surprenant de théâtralité et de retenue. Curieuse, Rhéa tenta de décrypter comment le Thül s’y prenait pour capter ainsi l’attention de son auditoire, mais, bientôt, elle se fit happer comme les autres par les dimensions épiques du récit qu’il entama. Les Géants, voilà de quoi frapper son imaginaire de citadine alavirienne. En règle générale, les combats du Nord lui paraissaient si étrangers, si diffus. Néanmoins, Jolgeir parvenait à lui mettre sous le nez une réalité aux enjeux véritables. Des hommes et des femmes qui luttaient pour ceux qu’ils aimaient. Pendant un instant, un silence pesa sur l’assemblée lorsqu’il eut terminé son histoire.

Le sursaut de l’herboriste n’en fut que plus violent lorsqu’un hurlement strident transperça la nuit. Pendant une seconde absurde, elle pensa à une mise en scène destinée à donner une tension dramatique au conte de Jolgeir. Lorsqu’elle vit les convoyeurs s’éparpiller avec frayeur, cependant, elle cessa de penser. Hérissée comme un chat sauvage, elle courut se cacher à l’abri d’une carriole tout près. Les mains et le dos à plat contre le bois et la toile, comme si elle cherchait à s’y fondre, elle suspendit son souffle. Elle jeta un regard rapide à la ronde, puis un prudent en direction du cri en utilisant la paroi de la carriole comme paravent. Elle ne distingua rien de l’ennemi, mais elle perçut qu’un Légionnaire cherchait à rassembler un bataillon de braves pour contrer la menace. Oui, le premier réflexe de Rhéa avait été de trouver une position dans les ombres et d’observer, mais l’idée de sa lâcheté ne l’effleura pas, sa carrière de voleuse l’ayant souvent obligée à la fuite. Par contre, elle se maudit d’avoir laissé sa rapière noire avec le reste de ses bagages personnels, comme une belle idiote, dans un chariot qui se trouvait loin de sa position. La jeune femme jura qu’on ne l’y reprendrait plus. En admettant qu’elle aurait l’occasion de se reprendre…

Soudain, un mouvement brusque s’opéra, qui terrassa un Than aux armes tirées. L’herboriste réfléchit à toute vitesse. Elle n’était pas en soi guérisseuse, mais elle possédait sur elle des sels à l’odeur agressive, capables de le ranimer. (Bien sûr, il fallait espérer que Fil'Kalam n'avait pas encaisser d'autres dommages qu'une perte de conscience.) En catimini, le corps courbé, elle s’élança vers les autres, armée d’un ridicule stylet tiré de sa manche, avec une main tâtant avec fébrilité son arsenal de fioles qu’elle portait toujours sur la hanche. Ça, au moins, elle ne s’en débarrassait jamais.


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Ilenia Nil'Lysah
Sentinelle
Comme vous le savez certainement, Ilenia n’est pas vraiment du genre sociable. Ce soir-là, elle s’est installée un peu à l’écart du feu central mais toujours dans le cercle sécurisant des caravanes. Elle est fatiguée de donner le change tout le temps et de jouer la comédie d’être une Noble parfaite et intéressée par chacun. En réalité elle n’a qu’une envie que ce voyage se termine pour prendre un bain chaud et retrouver ces chers livres. En plus elle connait déjà le territoire traversé puisqu’elle est déjà montée dans le Nord dans le passé jusqu’aux Marches et la Citadelle. Elle se dit qu’elle ira peut-être y faire un tour une fois la mission terminée pour y retrouver certaines connaissance et inspecter de nouveau la Vigie. En tous cas, l’accroche plus tôt dans la journée lui a rappelée que la prochaine fois que les Sentinelles ont besoin d’une volontaire elle s’abstiendra de proposer sa candidature. Bon, elle doit avouer qu’elle n’est pas complètement déçue d’être partie. Elle aime beaucoup le grand air et les voyages depuis qu’elle a parcouru l’Empire. Elle se dit aussi que cette sensation lui a manquée ainsi que l’ambiance d’une caravane en périple.

Ainsi quand les autres se sont mis à se raconter des histoires, elle lit un livre sur l’évolution de l’utilisation du Dessin dans la défense de l’Empire à l’aide d’une petite sphère lumineuse qu’elle maintient discrète mais efficace au-dessus de sa tête. Elle y est très concentrée n’écoutant pas les discussions autour du feu. Cet ouvrage et vraiment passionnant et elle griffonne régulièrement des notes sur le carnet qui ne la quitte jamais.

Elle se trouve tout autant surprise que les autres lorsque le cri retentit. Un cri indéfini mais terrifiant. Ilenia marque un temps de pause. Son cerveau tourne à plein régime. Dans ces plateaux du Nord, il est possible de croiser des Brûleurs, des Goules, des Loups du Nord, des Ogres ou des bandits  par exemple. Impossible d’avoir affaire à des Raïs ou des Géants le groupe est encore bien trop au Sud des Frontières de Glaces. Ou alors il y a vraiment de quoi s’inquiéter pour l’Empire… Elle se ressaisit, pas la peine de paniquer. Un groupe chargé comme le leur doit effrayer les bêtes sauvages mais peut attirer des mercenaires ou des bandits mais aussi un clan d’Ogres par exemple. Elle fourre ses affaires dans son sac qu’elle passe en bandoulière, puis elle vérifie que son stylet est bien dans sa manche. Enfin elle se relève et rejoins l’effervescence où elle retrouve un groupe de Dessinateurs prêts à en découdre. Elle tente de les apaiser :



-Attendez pour lancer ces flammes, nous n’y voyons rien, nous risquons de toucher l’un des nôtres.

-Comment peut-on aider si on n’y voit que dalle ? J’sais pas m’battre autrement !



Ilenia observe la situation aussi calmement qu’elle le peut. Au-delà de la lumière offerte par le feu de camp, la scène se déroule dans une quasi obscurité et elle est incapable de distinguer amis ou ennemis. Elle entend des lames s’entrechoquer et des coups bruts et forts. Qui est en train de les attaquer ? Ne pouvant rien faire de plus avec cette configuration, elle prend une décision radicale et un peu irréfléchie. Elle va éclairer la scène. Comme en plein jour. Au moins les combattants sauront contre qui se battre et les Dessinateurs pourront les protéger plus efficacement. La lumière chassera aussi les éventuels animaux sauvages et éblouira les créatures préférant la pénombre. Du moins c’est l’objectif. Parce que la lumière peut aussi aider les ennemis à trouver leurs cibles plus facilement et donc les décimer plus vite s’ils sont en sur nombre. Elle soupire et déclare aux Dessinateurs :


-Je vais faire un truc un peu stupide mais bon, ça peut donner une chance à nos guerriers… Protégez moi !


Tous la regardent d’un air suspect. Ils savent qu’elle est une Sentinelle et l’entendre dire qu’elle va faire quelque chose de stupide n’est pas pour les rassurer. Elle ferme les yeux, s’ouvre entièrement aux Spires, y monte rapidement puisqu’elle sait ce qu’elle cherche et Dessine. Son œuvre bascule dans la réalité en quelques secondes. Une lumière tout d’abord pâle s’échappe de ses doigts comme une vapeur puis s’élève au-dessus du camp éclairant petit à petit les recoins les plus sombres. Plus elle s’étend et grandit plus elle gagne en intensité. Cette méthode permet de ne pas éblouir les personnes présentes car la lumière est d'abord basse puis augmente. Enfin, la vapeur, qui s’est arrêtée, disparaît des mains d’Ilenia et celle-ci garde les yeux fermés et les sourcils froncés, luttant pour maintenir ce Dessin très étendu en place et stable.

Elle est donc la seule à ne pas voir la scène de chaos maintenant éclairée comme en plein jour.


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La Dame
Animateur
L'EFFORT DE GUERRE
ACTE 1  | Sur le chemin d'Al-Far


Voilà que chacun a pris sa décision. Tandis que l’herboriste court vers le noble dans l’espoir d’en relever les restes, une lueur diffuse s’étant sur le campement et peu à peu, la scène apparaît. La conteuse, quand à elle reste introuvable...

Il est là, au milieu du campement, dépassant les thüls les plus imposants de la caravane de deux bonnes têtes, il porte des chiffons assemblés tant bien que mal sur son corps quasi squelettique. Cette réminiscence humaine chez un ogre est perturbante et s’il ne faisait pas trois mètres de haut, vous penseriez sûrement qu’il s’agit d’un adolescent des rues particulièrement versé dans l’alcool et qui n’a plus rien à perdre. D’ailleurs, c’est visiblement le cas de l’ogre solitaire (l’alcool en moins) car même ses êtres peu intelligents savent que s’attaquer seul à une si grande troupe est fatal.

Dans le campement, trois camps se sont dessinés ; les thüls, fidèles à leur post de défense se sont portés au-devant de la bête, décidés à en découdre. Un peu en retrait, une seconde attend que les escortes de la caravane aient besoin d’aide. C’est un légionnaire expérimenté qui est à leur tête et il sait que les hommes de Jolgeir connaissent leur affaire, qu’il vaut mieux ne pas les déranger de plus, ils doivent protéger la sentinelle. Et puis, loin en retrait, qui derrière les chariots, qui derrière le tronc de l’unique arbre du campement, se cachent ceux qui ne se sentent pas prêt au combat.

La lumière tamisée qui, peu à peu, à commencer à apparaître d’on ne sait trop où, à quelques instants désorientés votre attaquant. Vous en profitez pour jeter un coup d’œil alentour et vous remarquez que le jeune blanc-bec, si apte à provoquer les géants plus tôt dans la soirée qui est maintenant accroupie derrière la souche sur laquelle Jolgeir avait conté, et tente de faire tout petit. Peut-être même transparent, si possible. Le temps que vous analysiez la situation, l’ogre a repris ses esprits et commence à balayer l’air autour de lui en de grands mouvements désordonnés, tenant à bout de bras une vieille lance usée dont le bois est déjà réduit de moitié.

Les thüls sont à l’affut, parés à toute éventualité, ils ripostent coups pour coups, mais prudemment. Il semblerait qu’ils tentent de fatiguer l’agresseur avant de porter le coup fatal.

Viendrez-vous changer la donne ? Ou bien tenez-vous à laisser votre escorte remplir son rôle ? À moins que l’ogre ne parvienne à percer les défenses des hommes de Jolgeir...




Tours de réponse

  1. Than Fil'Kalam
  2. Rhéa Syriambre
  3. Lilith Astörys
  4. Ilenia Nil'Lysah


La Dame interviendra aléatoirement lorsque nécessaire.

NOTE : Si vous souhaitez combattre, nous vous invitons sans l'obliger à utiliser L'INVOCATION DU HASARD pour l'issu de vos attaques.

Rappel

  • Pour un avancement rapide, les réponses devront être comprises entre 300 et 600 mots maximum.
  • Également, un joueur dont c’est le tour de répondre à 7 jours pour le faire. S'il n'a pas répondu dans ce délai, la main passe au joueur suivant.


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Rhéa Syriambre
Voleuse et herboriste
Rhéa parvint à la hauteur de Than au moment où une lumière crue illuminait la scène du campement. L’œuvre d’un Dessinateur de la compagnie, à n’en pas douter. Accroupie dans l’herbe mouillée, elle leva les yeux, avisa l’ogre qui la surplombait, à peine quelques mètres plus loin. L’image grotesque de son visage sous l’éclairage contrasté la frappa de plein fouet. Le monstre était dépenaillé, famélique, rendu sans doute téméraire sous la pression d’une faim dévastatrice. Avouer qu’elle se sentait minuscule face à la menace relevait de l’euphémisme. Dans un effort de volonté, elle résista à l’envie de filer sans demander son reste. Elle ne pouvait pas décemment laisser le noble inconscient à découvert, pas plus qu’elle ne pouvait le tirer plus loin, étant donné sa petite constitution. La nervosité plein les doigts, elle inspecta les fioles à sa hanche, puis, en pestant, celles dans sa besace avant de trouver celle qu’elle cherchait. Elle agita le contenu sous le nez de Than, mais n’eut pas le temps de s’assurer qu’il ait cligné des yeux avant qu’un éclaireur, un de ceux avec qui elle s’était entretenue plus tôt, ne la saisisse par le bras, la force à se relever.

- Faut pas rester là, mademoiselle Syriambre. Laissez les escortes et les soldats faire, vous allez être blessée.

- Quoi ? rétorqua Rhéa, interloquée. Mais, je…

Sans l’entendre, il commençait déjà à l’entraîner plus loin. N’avait-il pas comprit que Fil’Kalam était à terre ? Pourquoi pensait-il qu’il devait la protéger plus que les autres ? Elle jeta un regard par-dessus son épaule, aperçut les la masse de soldats regroupée devant l’ogre, qui tentait de le faire reculer.

-J’ai de la corde sur moi ! hurla la jeune femme en se dégageant avec rudesse. L’éclaireur la fixa avec une stupéfaction qui aurait pu être comique en d’autres circonstances.

-J’ai une corde sur moi,
répéta Rhéa avec plus de calme, ses yeux plantés dans ceux de l’homme. En se faufilant derrière lui, vous et moi, on pourrait parvenir à le faire tomber si les soldats continuent de le pousser vers l’arrière. Ensuite, ils pourraient le maîtriser.

- Vous êtes sûre que…

-Pas du tout, dit-elle en se détournant et en s’élançant vers l’ogre. L’éclaireur sur les talons, elle déroula une longue et mince cordelette qu’elle lui passa dans les mains. Dans l’ombre, à l’extérieur du cercle de lumière, ils contournèrent avec furtivité le groupe et la haute silhouette du monstre. Sans échanger le moindre mot, le duo tendit la corde au maximum de sa capacité, un mètre ou deux derrière les chevilles de leur assaillant. Les jambes de Rhéa menaçaient de flancher, alors qu’elle prenait conscience de l’arrogance de son initiative. Il lui semblait même que le sol tremblait à chaque pas ou à chaque beuglement de la créature. Les cris des soldats non loin et la puanteur inhumaine de l’ogre s’immisçaient dans ses veines, accéléraient de manière alarmante le rythme de son cœur. Rhéa percevait tout et rien à la fois, éblouie par la terreur.

Pourvu que quelqu’un ait remarqué leur manœuvre. Pourvu que la cordelette se révèle assez solide. Pourvu que ça marche...


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Ilenia Nil'Lysah
Sentinelle
Ilenia garde les yeux fermés le temps de stabiliser son Dessin. Vu la taille de ce dernier, il lui faut quelques minutes pour adapter la dépense d’énergie nécessaire au maintien de cette lumière. Lorsqu’elle le sent bien en place et contrôlé, elle se permet d’ouvrir les paupières pour admirer son travail. Aucune déception ne se peint sur son visage, on y trouve plutôt un ravissement enfantin. La lumière éclaire comme en plein jour la majorité de la scène et uniformément sans non plus éblouir. La Sentinelle ne s’imaginait pas capable d’une telle prouesse, elle est donc plutôt fière de sa réalisation. C’est la première fois qu’elle Dessine quelque chose d’aussi étendu et en plus en étant pressée par le temps. Elle ne se permet cependant pas d’être trop distraite, maintenir en place la lumière demande une certaine concentration. Si elle a le malheur de penser à quelque chose de perturbant ou si elle ne lui donne pas assez d’énergie, ils se retrouveront tous à nouveau dans le noir. Ce n’est pas une option envisageable.

-Beau travail, vous être impressionnante.

-Merci. Tant que vous m’évitez de devoir Dessiner autre chose, je devrai pouvoir laisser la lumière. Mais je ne sais pas combien de temps je vais tenir, ça demande plus d’énergie que je pensais.

-Ne vous faites pas de soucis, on dirait qu’ils ont trouvé quelque chose pour vaincre l’ogre…

L’ogre ? Ilenia se tourne alors vers la bataille qu’elle n’a même pas observée depuis qu’elle a rouvert les yeux. Le chaos règne en maître sur le camp et l’ogre, puisque s’en est bien un, ravage tout sur son passage à l’aide de sa masse. Il lui parait immense, il dépasse largement les Thüls de la caravane et même deux d’entre eux si l’un se met debout sur les épaules de l’autre. La Dessinatrice observe attentivement cette créature qu’elle n’a pas encore rencontrée sur sa route et se retient de prendre des notes pour ne pas risquer de perdre le contrôle sur son Dessin. Ainsi, elle se contente de se dire que sa corpulence est très intéressante de même que ce qui l’habille. Elle a si peu lu sur les Ogres qu’elle n’en sait que très peu sur leur façon de vivre et leurs habitudes. Avide de nouvelles connaissances, elle se dit qu’elle se renseignera sur eux à son retour à Al-Jeit, la bibliothèque regorgera certainement d’informations passionnantes. Cette créature semble si taillée pour combattre que la Sentinelle se demande alors si les guerriers vont réussir à s’en débarrasser.

Alors qu’elle commence à désespérer de voir les hommes s’acharner en vain contre la bête, elle remarque les formes dans l’ombre qui sont passées derrière elle. Soudainement elles tendent une corde contre les pieds de l’Ogre afin, semble-t-il de le faire tomber au sol. Ilenia trouve cette idée absolument géniale et se dit que si ça marche, elle ira remercier en personne le responsable. Les soldats poussent de plus en plus l’Ogre mais ça ne semble pas suffire. Il leur manque une impulsion, une aide extérieure.

-Un coup de vent ! Dessinez un coup de vent en face de l’Ogre pour les aider à le faire tomber!

-Je m’en charge !

L’homme qui lui réponds a au moins dix ans de plus qu’elle et semble sûr de lui, il ne devrait pas rater son coup. Elle croise les doigts quand même afin d’attirer le sort pour qu’il soit en leur faveur. Elle voit le Dessin se former dans les Spires puis se transporter dans la réalité. La masse d’air formée se dirige droit vers le torse de la créature puis la percute efficacement. L’Ogre pousse un cri rauque et ne peut se retenir nulle part, ses bras battent vainement dans le vide. L’impact de sa chute au sol se fait ressentir dans tout le camp.


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La Dame
Animateur
La créature tombe et le sol tremble. L’ogre tente de se relever, s’empêtre à nouveau dans la corde mais finit par l’arracher de ses chevilles. Il vacille quelques secondes entre la tentation de reprendre le combat et la fuite. Finalement, c’est autant la honte, l’air terrible des guerriers et cette lumière si étrange qui poussent le jeune ogre à la fuite.

Des cris de victoire retentissent à travers le campement, ceux qui s’étaient caché derrière les arbres, les chariots et les souches s’avancent sur le devant de la scène.

Il faut dix bonnes minutes pour que le vacarme cesse et Vaäntas en met dix autres pour attirer la pleine attention de tous. Juché sur une souche, il demande à ce qu’on fasse le compte des chariots cassés et des vivres perdus. Trois des véhicules sont inutilisables et un seulement peut être réparé assez rapidement pour que l’on reparte immédiatement. Le chef thül met une équipe en place qui s’en charge immédiatement. Puis, le décompte des vivres. Il ne reste que peu de choses utilisables, si bien que Vaäntas ordonne qu’on les répartisse dans les autres attelages et, si nécessaire que l’on utilise les montures personnelles. On en vient alors au décompte des blessés. Dans l’ensemble, les guerriers n’ont reçus que de simples égratignures, quelques plaies plus profondes sont cautérisées rapidement au fer rouge et recousues. Par contre, l’état du noble Fil’Kalam est plus inquiétant et on lui aménage une couchette dans l’un des chariots de cuisine.

La Lune a largement dépassée son zénith lorsque la caravane repart. Le maître caravanier, malgré l’heure, refuse d’attendre l’aube pour partir. Il estime être resté déjà plus que nécessaire sur les lieux et redoutes que l’ogre ne revienne avec du renfort. La nuit ne l’inquiète pas, il a fait fixer à chaque chariot une lampe à huile et c’est une farandole de lumignons qui reprennent la route cette nuit-là.
Il faudra attendre une journée complète avant que le convoi s’arrête de nouveau et que les choses reprennent normalement leur cours. Au détail près que les deux héroïnes du combat sont largement reconnues et aux repas, on se dispute une place à leur côté.

La suite du voyage est tranquille, monotone même. Et pour ne rien arranger, la pluie se met de la partie au troisième jour. Heureusement, au cinquième, vous arrivez en vue d’Al’Far.

La ville grouille d’activité, malgré la boue qui témoigne des longues journées de pluies que vous avez subies, les rues sont pleines et si la caravane ne trouve emplacement sur la place des convois c’est grâce à l’ordre impérial que brandit Vaäntas à se frayant un chemin dans la foule des négociants, thüls et autres marchands. La place vous est donc accordée et vous y resterez jusuqu’au lendemain midi. D’ici là, Jolgeir organise la caravane.

Dramus et son équipe de cuisiniers sont chargés de dresser la liste des vivres qu’ils jugent nécessaire pour remplacer les pertes induites par l’attaque. Une équipe de volontaires les rejoint et Vaäntas leur demande d’aider à transporter la marchandise. Il confie une bourse rebondie à Dramus lui-même pour qu’il puisse exécuter sa mission.

Puis, le chef caravanier met en place un tour de garde parmi son équipe de thüls en veillant à ce que chacun ait assez de temps pour se reposer mais pas pour aller se saouler. Le reste de la caravane est libéré jusqu’au lendemain à l’exception de quelques personnes choisies avec soins par Vaäntas, il a une mission à leur confier. Il a réfléchis longuement sur le choix à faire et finalement, il a choisi la dessinatrice, pour son don et son allégeance évidente à l’Empire ; il sait qu’elle saura se montrer digne de confiance. Et puis, la jeune Syriambe, également, son astuce lui plaît et il sent qu’il peut avoir confiance. A ce duo de choc, il ajoute Fil’Kalam qui s’est rétabli entre-temps, en espérant que son titre et sa prestance aide les deux jeunes femmes. Et puis, des muscles solides ne seront pas de trop. On ne sait jamais ce qui peut passer par la tête des détenus.

Vous êtes donc trois à être convoqués par le chef de caravane. Il s’installe sur un ballot de laine qui traîne là et vous expose la situation :
« Dans les geôle d’Al’Far, croupit tout une tripotée de criminels. La plupart sont enfermés pour des délits mineurs comme des petits vols ou des menaces à main armée. Bref, rien de très dangereux. Principalement des gosses qui ont été livrés à eux-mêmes trop tôt en suivant des exemples douteux. Juste des pauvres gars qui ont pas eu trop le choix et qui remplissent la prison pour rien.
Donc, votre mission, si vous l’acceptez, c’est de remettre ce document aux gardes,
Jolgeïr leur tendit un rouleau frappé du sceau impérial, et d’escorter les bougres jusqu’ici. Ils ont choisi d’aller combattre au front plus tôt que de rester encore quelques semaines au trou et d’être sous surveillance. En plus, s’ils reviennent entiers de la guerre, leur ardoise sera effacée.
Mais, parce qu’il y a toujours un mais, et c’est là que je compte sur vous, c’est que personne dans la caravane ne doit savoir d’où ils viennent réellement. J’ai déjà assez de soucis pour avoir à gérer une panique générale. Du coup, on a monté un petit scénario et ils devront impérativement s’y tenir sinon, ils devront finir le chemin attaché à une selle pour être sûrement exécuté à l’arrivée. Même chose s’ils créent la moindre petite vague ou tentent de s’enfuir. Vous devrez leur faire comprendre tout ça et vous assurez que, pour tous ici, ils sont de jeunes volontaires recrutés dans une taverne. Tout est clair ? »


Le chef caravanier vous regarde chacun votre tour droit dans les yeux pour s’assurer qu’aucun doute ne persiste puis reprend

« A ! Et j’allais oublier ; vous vous souvenez de Saba ? C’est une danseuse, je crois, qui nous accompagnait au début du voyage. Ca fait six jours qu’elle n’est plus avec nous. Je pense qu’elle a pris un chemin de traverse pour rejoindre Al’Far. Si vous la croisez, faites-lui savoir que nous partons demain midi. Sinon je laisserais un message pour elle au responsable de la place des caravanes.Le maître caravanier hocha lentement la tête d’un air absent puis repris ; Bien, je crois que tout est dit, n’oubliez pas d’être de retour pour le départ, nous ne vous attendrons pas.

Prêts à accomplir la mission ? Ou bien y êtes-vous réticents ?


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Than Fil'Kalam
Émissaire
Lorsque Than ouvre un œil, c'est le Chaos autour de lui. Aussi répond-il à la supplice de son cerveau qui semble malmené sans hésitations : il sombre à nouveau dans l'inconscience. Les heures passent et ses neurones acceptent enfin de reprendre du travail. Toutefois, il ne quitte pas le brancard, encore trop affaibli. Les essais médicamenteux sur ses blessures internes et externes se relaient, défrayant les imaginations. Et puis le secret s'estompe. Il n'y a pas de remède miracle à un écrasement d'un ogre. Seulement besoin de repos. Les plus aptes au rang de médecin lui expliquent avec patience qu'il va lui nécessiter une certaine rééducation car ses muscles et ses os ont soufferts. Les os brisés de son genoux droit se remettent, mais il en restera une trace. Son âge n'aide pas à la rémission. Cette remarque a velu une frayeur réelle dans le regard de l'homme en charge de co-soigner le noble. Ce dernier a effectivement bien failli l'étrangler pour avoir osé prononcé à voix haute une telle évidence. Vieux, lui ? Tsss. Qu'un autre s'amuse à affirmer pareille sottise. Il verra bien que blessé ou non, son corps possède encore toute la jeunesse nécessaire.

C'est ainsi qu'il n'hésite pas à accepter la mission confiée par Vaäntas. Il se sent d'ailleurs un peu floué et honteux d'avoir échappé à la quasi totalité du combat précédent. Ce n'est pas ce qu'on attend d'un homme de sa stature. Il espère donc se rattraper sur la suite et prouver qu'il a bien acquis sa réputation pour de solides raisons. Une fois les conditions expliquées, l'émissaire acquiesce donc d'un air solennel et se tourne vers les deux autres femmes.

-Vous avez vaincu un ogre. Quelques prisonniers de bas étages ne devraient pas vous posez problème. Et à moins d'un mangeur hors pair de tigres des prairies, je devrais pouvoir ne pas finir en crêpe cette fois-ci !

Il sourit avec douceur. Plaisanter adoucit les restes de son échec. Néanmoins sa gorge en reste serrée. Autrefois, jeune et fougueux aline qu'il était, l'ogre n'aurait pas fait long feux. Et même s'il était tombé, il se serait relevé de suite et pas des jours plus tard. Sa place à la Cour l'avait ramolli et cet amère constat le peinait plus que prévu. Au fond, il espérait qu'un incident arriverait avec l'un des taulards, afin qu'il puisse se venger.

-En route. On a du gratin à récupérer ! Claironna-t-il en prenant en main les parchemins nécessaires à la mission.


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Rhéa Syriambre
Voleuse et herboriste
À la suite de la victoire sur l’ogre, Rhéa accueillit la gratitude de la troupe à son endroit avec un orgueil à la fois léger et incrédule, consciente que l’étoffe d’héroïne ne lui allait pas. Elle avait su intervenir au bon moment, animée par la seule volonté de se tirer d’un énième mauvais pas. Voilà tout. Pas de quoi la féliciter. La jeune femme ne se gêna pas cependant pour bénéficier subrepticement de sa gloire, qu’elle savait de nature éphémère. Elle plaça quelques bons mots au sujet de sa boutique d’herboristerie d’Al-Jeit auprès des blessés que ses baumes et ses onguents, élaborés à base de plantes curatives, purent soulager, ce qui représentait toujours une jolie façon de se constituer une base d’éventuels clients fidèles et reconnaissants. Oui, au final, toute cette mésaventure avantageait Rhéa de manière tout à fait inattendue. N’empêche, pour tout le reste du voyage vers Al-Far, alors que défilaient des horizons de plus en plus rocailleux et arides, elle espéra de tout cœur que les ennuis se tiennent à distance de leur caravane, et surtout de sa propre personne. De fait, elle fut exaucée pour un temps. Jusqu’à ce que Jolgeïr la convie, de même qu’Ilenia et Than, à un petit entretien. Son fin sourire se crispa bien vite lorsqu’elle apprit la teneur de la mission qu’il voulait leur confier. Était-ce ça qu’on appelait la rançon de a gloire ? Car elle se doutait qu’on n’aurait jamais pensé à elle pour cette tâche délicate sans le coup d’éclat dont elle avait fait preuve quelques jours plus tôt. En s’efforçant de ne pas le laisser paraître, elle tergiversa. Quelque chose la mettait éminemment mal-à-l’aise quant au fait d’escorter des petits criminels vers les champs de bataille du Nord. Peut-être parce qu’elle savait que seules la chance et la distance la séparaient de ces hommes et de ces femmes qui croupissaient à l’heure actuelle dans les geôles. Sans l’ombre d’un doute, ses activités de voleuse et de trafiqueuse s’avéraient susceptibles de la mener à une situation semblable à la leur si elle n’y prenait pas garde.

Les mains enfouies dans les poches, elle observa Than se saisir des documents que leur tendait Jolgeïr, puis les enjoindre d’un ton résolu participer à l’aventure. Elle plissa les yeux un instant. Drôle de bougre, quand même. Après une rapide œillade embarrassée en direction d’Ilenia, la jeune femme réajusta sa rapière noire placée en travers de son épaule, puis se contraignit à emboîter le pas au Dessinateur. Au fond, comment pouvait-elle dire non sans se compromettre ? Ici, elle était une astucieuse et honnête commerçante, pas une hors-la-loi de « bas étage ». Pour reprendre les mots de Than… Il valait mieux qu'elle continue à endosser ce rôle. Au moins, la jeune femme serait en mesure de parler le même langage que les prisonniers, même si elle se doutait que le patois criminel d’Al-Far comprenait des inflexions plus rudes que celui d’Al-Jeit. Plus tranchantes.


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Ilenia Nil'Lysah
Sentinelle
La suite du voyage est bien plus désagréable pour Ilenia que le début. Son intervention remarquée dans la bataille contre l’ogre lui vaut l’attention de ses camarades. Elle qui préfère pouvoir s’éclipser discrètement pour pouvoir lire, Dessiner ou prendre des notes se retrouve plusieurs fois prise en étau entre des individus souhaitant en savoir plus sur son soi-disant exploit. Evidemment cela ne suffit pas qu’on la dérange avec ça mais en plus il faut qu’on l’oblige aussi à passer du temps avec la seconde héroïne de cette soirée, Rhéa. Leur froide entente n’est pas trop remarquée mais la Sentinelle ne tiendra plus très longtemps à la voir traîner dans ses bottes. Cette femme l’indiffère et la dégoûte à la fois. Elle n’est pas sûre de lever la main pour la sauver si c’était nécessaire. Les seuls moments où on la laisse un peu tranquille c’est lorsqu’elle rend visite à Than qui se remet lentement du choc de la rencontre frontale avec l’ogre. Il a l’air de détester cette situation alors elle n’en rajoute pas, même si elle s’inquiète pour lui.


La Dessinatrice se dit qu’une fois à Al-Far, les uns et les autres seront passés à autre chose et qu’elle pourra se concentrer à nouveau. Malheureusement le chef du convoi la convie avec Than et Rhéa pour une mission. Escorter des repris de justice pour qu’ils s’enrôlent dans l’armée au Nord. Génial… Tout ce que la Noble déteste réuni dans la même mission. Elle injure mentalement la Sentinelle qui l’a assignée à cette Quête insensée puisque maintenant elle ne peut plus reculer. Dire non à Jolgeïr maintenant pourrait la faire paraître faible et compromettre le reste du voyage. Et celui-ci sait très bien qui elle est et que ce genre de choses fait partie de son métier. Cependant, elle lui en veut de la mettre elle, Noble, riche et puissante dans ce type de situations. Que va-t-elle dire à ces futurs soldats ? Ils n’ont absolument rien en commun. Ce qui leur aurait fallu c’est un bon soldat, intègre et fier qui leur parle de son vécu au combat. Ou de la fraternité dans l’armée. Ils n’auront que faire de deux Nobles et d’une voleuse comme eux. Elle ne peut retenir un rictus de dédain et laisse à Than le loisir de répondre au chef du convoi. Sinon, elle risque de l’incendier ou pire.


Elle échange un regard ironique avec Rhéa, qui n’a pas l’air ravie non plus de devoir jouer les garde-chiourmes d’individus qui pourraient être elle. Au moins elles vont partager ça. Le seul qui a l’air content c’est Than, peut-être parce qu’il peut enfin se sentir utile ? Elles lui emboitent le pas, Ilenia est décidée à faire bonne figure mais qu’ils ne comptent pas sur sa compassion ou son respect, elle ne fera que son boulot, le reste n’a pas d’importance. Elle se fiche de ces hommes et ses femmes qui iront combattre au Nord, s’ils tentent de s’échapper ou de les défier, elle les amènera à la craindre.



-On te suit mon cher, j’espère qu’ils ne feront pas de vagues…


Il leur faut peu de temps pour parvenir à la caserne où sont retenus les individus qu’ils doivent escorter. Plus vite ils les auront récupérés plus vite ils ne seront plus sous sa responsabilité. Than s’approche et explique à l’homme en faction la situation avec les papiers nécessaires. Il fait venir son supérieur qui les introduits dans la caserne pour vérifier de nouveau le caractère officiel de cette requête. Elle ne peut s’empêcher de remarquer le regard dubitatif qu’il leur adresse à tous les trois. Il ne devait pas s’attendre à ce genre d’escorte pour ses prisonniers. Ilenia sourit, sachant qu’il n’a pas tort de douter de leur réussite, elle-même ressent la même chose. Mais elle ne le laissera pas les juger à leur apparence et prend un malin plaisir à lui faire peur en lui jetant un regard froid et hautain dont elle a le secret. Il ne la sous estimera pas. Il les guide jusqu’à la cour de la caserne où il fait entrer une vingtaine d’individus. Avec leurs vêtements élimés et leurs sacs contenant le peu de leurs possessions, ils ne paient pas de mine. Ils feraient presque pitié si on ne sait pas qu’ils sont en prison. Elle laisse Than ou Rhéa prendre la parole en premier, aucun de ces individus n’a envie de recevoir une leçon d'une Noble et d'une femme surtout. Il sera plus intéressant qu’ils la considèrent comme une noble bienfaitrice.


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La Dame
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Dans la petite cour de la prison surencombrée d’Al-Far, vous jetez un coup d’œil à la bande de petites frappes que vous devez escorter.

Les gardes les font mettre en rang devant vous avec force grognements et quelques coups de gourdin dans les côtes.

Quatre rangs de cinq, il n’y a pas de place pour faire des rangs plus larges si on ne veut pas gêner la circulation de la division à effectif (très) réduit de la prison. Comme vous l’a expliqué Jolgeïr, la plupart des individus sont des voleurs de petite envergure. Des voyous des rues.
Vous leur exposez la situation, calmement tous vous écoutent. Vous leur faites alors signe de tous vous suivre vers la sortie. Mais arrivé à la porte, le gardien refuse de vous laisser sortir immédiatement. Et vous perdez ici une demi-heure durant laquelle les matons fouillent méticuleusement chacun des prisonniers.

Les armes et autres objets tranchants de toutes sortes sont déposées dans un petit panier devant vous trois. Celui-ci se remplit vite car même s’ils ont été fouillés avant de rentrer, une fois à l’intérieur les condamnés font souvent preuve de beaucoup d’ingéniosité pour trouver ou fabriquer de nouvelles armes.

Pendant tout ce temps, nul n’a décroché un mot. Tous se prêtent plus ou moins gracieusement à la fouille sans soulever de vague majeure.
Avant de sortir, vous décidez de faire marcher la troupe en deux rangées de dix. Than prend la tête, il connaît bien le chemin. Rhéa se positionne au milieu, pour vérifier que personne ne quitte subrepticement les rangs. Enfin, Ilenia reste à l’arrière. De là, elle à une bonne vue sur l’ensemble et peut aisément utiliser son art en cas de besoin. Enfin, aisément si on exclue la foule dense de la rue.

Se faufiler entre les étals pour rejoindre la caravane, sans perdre l'une des "nouvelles recrues" ne sera pas de tout repos.

D’ailleurs, comment avez-vous convaincus les heureux élus de se cantonner à leur rôle ? Et où peut bien se cacher Saba ?


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