RSS
RSS
AccueilEncyclopédiePrédéfinisGuide du JoueurQuestionsMusique

Forum de RP dans le monde d'Ewilan, de Pierre Bottero. De nombreuses années ont passé depuis les aventures d’Ewilan et de ses compagnons et l’Empire a plus que jamais besoin de votre assistance.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Par-delà vents et marées

avatar
Elleynah Bàthory
Maître Marchombre
Syane Ril'Devah,
Citadelle des frontaliers,
Les Marches du Nord


Ma Sysy,


Je sais qu'il est peu habituel que je t'écrive, mais pour une fois, l'occasion s'est présentée. Je n'avais envie de rater ça pour rien au monde. Il faut dire que j'ai tellement de choses à te raconter. Pourtant, à l'heure où je t'écris ça fait tout juste un mois et demi que nous nous sommes quittées. Je ne crois pas t'avoir déjà donné de mes nouvelles si rapidement !

Pourtant, il s'en est passé des choses en si peu de temps. J'aurais beaucoup aimé être en face de toi pour voir ta réaction, mais je ne peux pas me permettre de faire un si grand détour, tu comprendras pourquoi un peu plus tard dans cette lettre. Avant toutes choses, j'espère que tu vas bien, et même si je me doute qu'en si peu de temps, rien n'a pu s'arranger à la citadelle, je continue à croire que ça ne peut qu'aller mieux avec le temps. Tu me connais, j'ai tendance à tout idéaliser.

Si tu avais pu voir l'empire depuis le plus haut sommet de la chaîne du Poll, je suis sûre que tu aurais aimé. J'aimerais pouvoir te le décrire, mais aucun mot n'a assez de saveur pour que je puisse le faire sans le rendre fade. Même si je sais que tu préfères être au sol et cogner les guerriers cochons. D'ailleurs, garde m'en un peu pour la prochaine fois que je viendrai. Au vu de leurs nombres ça ne devrait pas être un soucis, mais à la vitesse à laquelle tu les tues, je préfères m'en assurer.

Je me suis rendue à Al-Poll. C'était absolument incroyable. Même dans mes plus beaux rêves, ce n'était pas si merveilleux. J'ai réussi à m'imposer dans une caravane qui y allait. Comme tu peux t'en douter, ce ne fut pas très difficile de les convaincre de m'accepter. Sur la route, nous avons croisé une goule. Mais à part cet incident, le voyage s'est déroulé dans les meilleures conditions. Après ça, je suis redescendue vers le sud. Et tu ne devineras jamais la suite.

J'étais arrivée à Al-Vor. Cette ville me rappelle de bons souvenirs. Je l'ai découverte avec mon maître pour la première fois, il y a déjà bien longtemps. Le temps passe si vite. Enfin, ce n'est pas là que je voulais en venir. Donc, j'étais à Al-Vor. Comme à mon habitude, je me suis promenée dans la ville. Sur ses toits, pour être plus précise. Et là j'ai rencontré quelqu'un. Ce n'était pas un marchombre, pas un faël, et pas non plus un mercenaire du chaos. (pour une fois, je ne m'en plaindrais pas...) C'était une jeune fille, tout juste sortie de l'enfance. Elle s'appelle Loucian Naït, et elle est mon apprentie depuis quelques jours.

Étonnant n'est-ce pas ? Moi qui disais ne pas vouloir d'apprenti, je me suis retrouvée bien embêtée. Tu sais pourquoi je ne voulais pas. J'avais peur de ne pas pouvoir le protéger. Le protéger de moi. Mais en voyant cette fille, ça m'a semblé être une évidence. Il ne pouvait pas en être autrement, tu comprends ? Je l'ai senti au plus profond de moi. J'ai senti que c'était moi et personne d'autres qui devais tortur entraîner cette petite. Je te la présenterai dés que je pourrais remonter te voir.

J'aurais beaucoup aimé pouvoir faire un détour par la citadelle, d'ailleurs. J'ai décidé de remonter un peu vers le nord. Il est trop tôt pour que je prenne le risque de l'emmener dans une grande ville. Mais je n'ai pas le choix : il faut que je me rende à Al-Jeit au plus vite. Il y a de gros problèmes avec la guilde. Tu comprendras que je ne peux pas t'en dire plus, même si j'aimerais pouvoir le faire. Parfois, j'ai l'impression d'être un véritable aimant à problèmes. Je te vois venir. Fais au moins semblant de nier, juste pour cette fois !

Si je t'écris cette lettre, c'est parce que j'ai croisé la route d'un frontalier. Je suppose que tu dois le connaître, au moins de nom. Il s'appelle Alec Ezilea. Tu sais, il se balade toujours avec un loup du nord. Nous avons sympathisé et il m'a gentiment proposé de te remettre cette lettre si je le désirais. Je n'aurais manqué cette occasion de prendre de tes nouvelles pour rien au monde. Il est moins évident pour toi de me renvoyer des lettres, mais tu peux essayer à Al-Far, si l'envie de me répondre te prend. J'espère que tu m'amèneras de bonnes nouvelles.

J'ai hâte d'avoir de tes nouvelles. Tu me manques. Je pense à toi, quoi que je fasse, où que je sois, pour toujours et à jamais.


Ton amie et alliée,


Elleynah Bàthory



Merci Aki pour le kit *-*
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Syane Ril'Devah
Frontalière
Ma Leynah,

Je ne sais pas trop comment cette lettre te parviendra, ni même quand, mais je tente pas chance. J’espère qu’elle t’arrivera dans un délai raisonnable quand même. Je suis surprise de voir que tu as finalement suivi mon conseil, un miracle ! Tu donnes de nouvelles autrement qu’en te pointant à l’improviste. Bon, tu sais que ça ne me dérange pas, mais ça fait encore plus plaisir de recevoir un courrier de ta part. Je connais bien Alec, pas autant que j’aimerais malheureusement mais c’est un digne représentant des Frontaliers. Aucun doute que tu t’en sois fait un ami.


Je comprends ta fascination pour la chaîne du Poll. La sensation qu’on éprouve lorsqu’on surplombe le monde, avec le vent pour seule compagnie est indescriptible. Il faut l’avoir vécu pour comprendre. Il m’arrive d’y rechercher la solitude par moment, même si cela devient de plus en plus rare. Effectivement, la situation ne va pas en s’arrangeant dans les Marches. Ceci dit, maigre consolation, elle ne s’est pas non plus vraiment aggravée depuis la dernière fois que l’on s’est vu. En soit, ça pourrait être pire et le moral se maintient. De toute façon, on pourra commencer à paniquer le jour où les Frontaliers se seront lasser de taper sur du Raïs.


Je doute pouvoir apporter mon aide en ce qui concerne tes histoires de guilde, je doute même qu’elle soit bien vu, ou même acceptée, mais si je peux faire quoi que ce soit, tu sais où me trouver. Je n’ai pas besoin de toute l’histoire pour te porter assistance. Dans tout les cas, essaye de profiter d’Al-Jeit… cette ville est immense et magnifique. Je suis sûre que vous trouverez plein de toits à escalader. Tu adresseras mes plus sincères excuses à ta jeune apprentie. Essaye de la ménager un peu quand même. Blague à part, je ne doute pas que si tu l’a autorisé à te suivre dans la voie, c’est qu’elle saura s’en montrer pleinement digne. Et que tu sauras lui enseigner tout ce que tu sais et plus encore. Je serais curieuse de la rencontrer la prochaine fois que l’on se croisera. Essaye quand même de ne pas la laisser nous dépasser de trop, les légendes ne peuvent accueillir qu’un tout petit nombre de héroïques héros.


A la Citadelle, la vie est comme à son habitude. Je me suis blessée à la jambe peu de temps après que tu sois parti. Un géant qui m’a causé quelques soucis. Pas d’inquiétudes, ce n’est rien de bien grave, j’en ai pour trois semaines de récupération tout au plus. On a quand même essayé de me mettre au repos forcé… peine perdue, je ne me laisserais pas achever par l’ennui non plus. Du coup, je m’occupe comme je peux. Je donne quelques cours à l’occasion, c’est pas vraiment ce que je préfère mais ça me donne l’impression d’être utile. Je suis sûre que tu me comprends mieux que personne sur ce point. J’ai pas osé l’annoncer à mon frère et à mon père qui sauterait sur l’occasion de me demander d’arrêter les frais. Mais je peux pas. Qu’est-ce que je ferais si je m’arrêtais d’être une Frontalière ? C’est tout ce que je suis. Je crois qu’ils ne peuvent pas vraiment comprendre, ni l’un, ni l’autre.


Quoiqu’il en soit, j’espère que cette lettre te parviendra et que tu trouveras le temps d’y répondre.



Ta soeur de coeur,


Syane


Voir le profil de l'utilisateur http://www.ewilanrpg.com
avatar
Syane Ril'Devah
Frontalière
Ma Leynah,

Je doute que tu ais reçu ma dernière lettre et celles d’avant encore moins... Je dois bien t’avouer qu’une part de moi s’inquiète un peu de ne pas avoir de réponses après plus d’une année, surtout après ce que tu écrivais dans ton courrier. J’ignore si cette lettre te parviendra, mais je tente ma chance. C’est très probablement une bouteille à la mer, mais qui ne tente rien, n’a rien. J’ose espérer que peu importe où tu te trouves, tu ailles bien et que tu n’as juste pas le temps de donner des nouvelles. Dans tous les cas, tu sais où me trouver, ce n’est pas comme si mon adresse changeait toutes les saisons.


Pour ma part, je me suis remise de mon altercation avec le géant juste avec l’arrivée de l’automne. Il m’a finalement fallu un peu plus de temps que prévu, le guérisseur insistant pour que je prennes plus de semaines de repos que ce qu’il avait annoncé au début… tu sais comment ils sont, toujours plus prévoyant que nécessaire. J’ai bien essayé de négocier, mais il s’avère que personne n’a rien voulu entendre et j’ai donc été cantonnée à enseigner quelques semaines de plus. Ce n’est pas désagréable en soit, mais je ne suis pas sûre d’avoir la patience nécessaire pour faire ça à l’année…


Je prévois de me rendre à Al-Jeit au printemps, qui devrait arriver rapidement maintenant, j’attends simplement que les températures remontent un peu afin de ne pas se compliquer inutilement le trajet. Ma famille attend ma visite impatiemment et ça fait déjà presque deux ans depuis la dernière fois que nous nous sommes vu. Je sais qu’ils essayeront une énième fois de me convaincre de ranger mon sabre… et même si parfois, je me sens vieillir, je ne peux pas encore m’y résoudre. Quoiqu’il en soit, j’essayerais de me renseigner pour te trouver. Ce serait stupide qu’on se manque, quand nous sommes si rarement au même endroit.


J’attends impatiemment de tes nouvelles, je ne sais pas ce qui t’empêche d’en donner, mais je te fais confiance pour revenir saine et sauve, comme toujours.


Tu me manques énormément,


Syane


Voir le profil de l'utilisateur http://www.ewilanrpg.com
avatar
Elleynah Bàthory
Maître Marchombre
Syane Ril'Devah,
Citadelle des frontaliers,
Les Marches du Nord


Ma Sysy,

Je ne sais pas par où commencer cette lettre, c'est abominable. Tout d'abord, j'espère que tu vas bien. Je n'ai pu suivre que partiellement ce qui se passait dans les Marches du Nord. La situation n'a pas l'air de s'être vraiment améliorée, mais ce qui importe, c'est que tu sois en bonne santé, que tu te sois remise de ta blessure et que rien de grave ne te soit arrivé. Je ne pourrais malheureusement pas venir te voir avant un moment, même si je rêve de te rejoindre et de te serrer dans mes bras. Pour être tout à fait honnête avec toi, j'ignore quand je pourrai recommencer à voyager. Oui, Sysy, tu as bien lu.

Le temps est passé si vite, si tu savais. Si vite, et à la fois si lentement. Je suis désolée de t'avoir laissé si longtemps sans nouvelles. Il n'est pas rare que je le fasse pendant un temps, mais jamais si longtemps. J'ignore quel jour on est, j'ignore combien de temps se sont écoulés. Je sais juste que ça fait longtemps. Tranquillise toi, je suis désormais hors de danger. Je suis arrivée à Al-Jeit aujourd'hui, et je vais y rester un long moment. J'espère que je ne t'ai pas ratée, et qu'on pourra s'y croiser... Je suis fatiguée, Sysy. Terriblement fatiguée. Mais d'un autre côté, je ne me suis jamais sentie aussi sereine. Il m'est impossible de te raconter tout ce qui s'est passé en une lettre. Ce serait trop long, trop compliqué. Je me dois quand même de te faire un rapide résumé, pour ne pas te laisser dans l'ignorance.

Mon apprentie est morte. Il y a longtemps. Quelques semaines après ma dernière lettre. Tu imagines bien qu'il a été difficile pour moi de le gérer. Je me suis perdue, Syane. Je me suis totalement perdue. Alors je suis rentrée chez moi. Je sais que tu comprendras ce que je veux dire. Tu imagines que ça ne s'est pas bien passé. Mais je suis vivante, et par-dessus tout, je sais enfin qui je suis. Alors ce n'est pas si terrible ! Et puis, j'ai fait la connaissance d'une petite chouette. Elle s'appelle Ea. Je suis sûre que tu vas l'adorer. Mais je te raconterai tout ça et bien plus encore autour d'une bonne bière bien méritée.

Tu me manques terriblement Sysy. J'espère que nos routes se croiseront au plus vite.

Ta Leynah, pour toujours et à jamais.

Elleynah Bàthory



Merci Aki pour le kit *-*
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Syane Ril'Devah
Frontalière
Ma Elleynah,

Je suis ravie que ma lettre te soit parvenue. Je t’avoue un peu honteusement que je suis soulagée d’avoir de tes nouvelles, fussent-elles aussi peu réjouissantes. Autant de temps sans ne rien savoir m’a fait envisager toutes les possibilités, y compris les pires. Surtout les pires, au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Même ne te sachant pas habituée à donner des nouvelles régulièrement, deux ans, c’est très long. Mais je comprends parfaitement que la situation ait pu être compliquée pour toi.

Je suis bien désolée d’apprendre tout ce qu’il t’est arrivé, où du moins de ce que j’en comprends en lisant entre les lignes. Je ne peux qu’imaginer ce que tu as traversé, mais sache que tu as tout mon amour et mon soutien. Tu me raconteras tout ça en détail lorsqu’on se verra, ce qui ne devrait pas tarder. Tu ne m’as pas raté puisque je n’ai pas encore quitté la Citadelle. Ceci dit, ça ne devrait pas tarder. A l’heure où j’écris cette lettre, nous sommes au début de la dernière décade du premier mois de printemps et cette lettre devrait partir avec la prochaine caravane. D’ici deux jours, environ.

Pour ma part, j’estime mon arrivée à Al-Jeit dans un mois. Normalement, une décade après l’arrivée de cette lettre pour toi. J’ai malheureusement encore quelques affaires à régler avant de partir, mais si tout se passe bien, je devrais arriver avec la caravane suivante. Dans tous les cas, surveille les arrivées depuis la Citadelle. J’écrirais à nouveau si je suis retenue encore une fois. Sinon, j’imagine que je peux te trouver à l’adresse que tu m’as confié dans ta précédente lettre ? Pour ma part, je résiderais chez mon frère. J’ajoute l’adresse à la fin de cette lettre, mais il me semble que tu connais déjà. C’est dans les hauts quartiers, entre la rivière et l’avenue qui mène à la porte d’Emeraude.

Je crois que nous avons énormément de choses à nous raconter de vive voix, bonnes comme mauvaises. J’espère que rien ne nous empêchera de nous voir, car j’ai déjà hâte.

Syane


Voir le profil de l'utilisateur http://www.ewilanrpg.com
Contenu sponsorisé

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum